Cours historique EUR/CHF
Événements et analyses
Taux : 0.9031
Les droits de douane américains de 30 % sur l’UE et les pressions politiques sur la BNS : le franc suisse consolide sa position
Taux : 0.9231
Après le plus bas historique du 9 mars, les marchés ont entamé un lent processus de rééquilibrage. L’administration Trump a annoncé son intention d’imposer des droits de douane de 30 % sur les exportations européennes vers les États-Unis à partir du 1er août 2026, une mesure qui a continué de peser sur les perspectives de croissance de la zone euro et de limiter le potentiel de reprise de l’euro.
L’Union européenne a choisi de ne pas répondre par des mesures de rétorsion immédiates, préférant ouvrir des négociations — une décision interprétée par les marchés comme pragmatique, mais aussi comme un signe de faiblesse.
Du côté suisse, la pression politique s’est manifestée de manière directe : le gouvernement fédéral a convoqué le président de la BNS, Martin Schlegel, afin de discuter des interventions de la banque centrale sur les marchés des changes, après que Washington a exprimé son mécontentement à l’égard des pratiques suisses de gestion du taux de change. Cette ingérence inhabituelle dans l’autonomie traditionnellement respectée de la Banque nationale suisse a ajouté une dimension supplémentaire d’incertitude institutionnelle.
La paire EUR/CHF s’est partiellement redressée après les plus bas de mars, se stabilisant dans une zone comprise entre 0,9200 et 0,9240. Il ne s’agit pas d’un retour à la normale, mais plutôt d’une phase de consolidation : le franc suisse demeure à des niveaux de force historiquement élevés, l’écart de politique monétaire entre la BCE et la BNS continue de soutenir structurellement la devise helvétique, et le contexte géopolitique ne réunit toujours pas les conditions nécessaires à une reprise durable de l’euro.
Pour les travailleurs frontaliers et les entreprises opérant de part et d’autre de la frontière, cette période reste favorable à la conversion du CHF vers l’EUR, à condition de surveiller attentivement les phases de volatilité du marché.
Taux : 0.9104
Le franc suisse franchit le seuil de 0,90 : une frontière psychologique et historique
Taux : 0.8981
Il existe sur les marchés des changes des seuils qui ne sont pas de simples chiffres : ce sont de véritables niveaux psychologiques autour desquels se concentrent attentes, positions spéculatives et mémoire historique. Pour la paire EUR/CHF, le seuil de 0,90 a toujours été l’un de ces repères majeurs. Le 9 mars 2026, cette barrière a été franchie.
L’escalade des tensions entre Israël et l’Iran au cours des semaines précédentes avait ravivé les craintes d’un choc énergétique en Europe, avec de possibles répercussions sur l’inflation et sur la marge de manœuvre de la BCE. Dans un contexte déjà fragile — marqué par la décision de la Cour suprême américaine qui avait balayé les certitudes réglementaires, une guerre commerciale toujours plus intense et des négociations de paix en Ukraine au point mort — les marchés se sont rués vers le franc suisse avec une intensité inhabituelle.
L’EUR/CHF est brièvement passé sous le seuil de 0,90, atteignant 0,8981, un niveau qui n’avait plus été observé depuis l’abandon du taux plancher de la BNS en janvier 2015. Pour les travailleurs frontaliers rémunérés en francs suisses, cette période s’est traduite par un pouvoir d’achat exceptionnellement élevé en euros. À l’inverse, pour les entreprises européennes exportant vers la Suisse, elle a entraîné une dégradation significative de leur compétitivité-prix.
Sur le marché, la demande de francs suisses était si concentrée que la BNS s’est de nouveau retrouvée sous pression pour intervenir, sans annonce explicite, mais avec les signaux habituels d’une surveillance renforcée des marchés.
Taux : 0.9132
La Cour suprême invalide les droits de douane de Trump : chaos réglementaire et fuite vers le franc suisse
Le 20 février 2026, la Cour suprême des États-Unis a rendu une décision appelée à redéfinir les règles du commerce international : les droits de douane imposés par l’administration Trump au titre de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) ont été déclarés inconstitutionnels. En un instant, l’ensemble du régime tarifaire mis en place en 2025 s’est retrouvé remis en question.
La réaction des marchés n’a pas été le soulagement, mais la crainte. L’incertitude réglementaire qui en a découlé — qui remboursera les droits de douane déjà acquittés ? Par quel instrument juridique de nouveaux droits pourront-ils être réintroduits ? — a créé un vide de référence que les marchés financiers gèrent généralement très mal. Au cours de la même semaine, les tensions au Moyen-Orient se sont ravivées et la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a atteint un nouveau sommet avec des droits de douane réciproques de 100 %.
Pour la paire EUR/CHF, le résultat a été prévisible : l’euro a perdu du terrain à un rythme soutenu. Chaque vague d’incertitude géopolitique ou réglementaire pousse les capitaux vers Berne, et cette situation n’a pas fait exception. Le taux de change est tombé sous le seuil de 0,92, préparant le terrain à ce qui allait suivre dans les semaines suivantes : l’un des mouvements de marché les plus extrêmes de la dernière décennie.
Taux : 0.9333
La BCE marque une pause à 2 % : attente, pas tournant
Lors de sa réunion de décembre 2025, la Banque centrale européenne a maintenu son taux de dépôt à 2 %, marquant ainsi une quatrième pause consécutive après le cycle de baisses de taux amorcé en juin 2024. Il ne s’agissait pas d’une décision de fermeté, mais de prudence : l’inflation, révisée à la hausse à 1,9 % pour 2026, ne montrait toujours pas de signes de surchauffe nécessitant une intervention. Dans le même temps, la croissance de la zone euro demeurait modeste, et Christine Lagarde a préféré gagner du temps.
Pour la paire EUR/CHF, cette pause de la BCE a eu un effet stabilisateur, mais non décisif. Avec une BCE à 2 % et une BNS à 0 %, l’écart de taux d’intérêt — bien que réduit — continuait de favoriser l’euro en termes de rendement pur. Pourtant, le franc suisse ne cédait pas de terrain, car les facteurs qui le soutenaient allaient bien au-delà de la politique monétaire : un contexte géopolitique toujours incertain, des marchés de capitaux européens sous pression et une demande structurelle de CHF de la part des grands fonds internationaux.
L’EUR/CHF a évolué dans un corridor latéral compris entre 0,9270 et 0,9390, sans direction clairement définie, dans l’attente de nouveaux éléments susceptibles d’influencer les marchés en 2026. Ce type de marché sans tendance a rendu particulièrement complexe la planification du moment optimal de conversion pour les particuliers et les entreprises réalisant des transferts à court terme entre l’euro et le franc suisse.
Taux : 0.9331
La BNS maintient ses taux à zéro : le franc suisse reprend l’avantage, l’EUR/CHF atteint ses plus bas annuels
Taux : 0.9244
Lors de sa réunion de septembre (puis de nouveau en décembre) 2025, la Banque nationale suisse a choisi de laisser ses taux d’intérêt inchangés, les maintenant à 0 % tout en réaffirmant sa volonté d’intervenir sur les marchés des changes si nécessaire. Une position attentiste, certes, mais que les marchés ont interprétée comme un échec partiel de la BNS : le franc ne s’est pas affaibli et l’euro n’a pas trouvé les ressorts nécessaires à une reprise durable.
L’euro a été pénalisé par la faiblesse persistante de l’économie de la zone euro, dont la croissance peinait à redémarrer malgré les baisses de taux de la BCE. Les craintes d’une possible stagnation en Allemagne et en Italie ont alimenté la demande de francs suisses de la part des investisseurs institutionnels, qui ont continué à renforcer leurs positions sur la devise helvétique.
Le résultat a été une pression progressive sur l’EUR/CHF, avec un taux de change qui a atteint son plus bas niveau de l’année à 0,9244 le 13 novembre 2025. Ce niveau a marqué le point culminant de la force du franc suisse sur l’ensemble de l’année 2025 et, pour les travailleurs frontaliers rémunérés en CHF, il s’est traduit par un pouvoir d’achat exceptionnellement élevé en euros.
Ceux qui ont converti leurs francs suisses en euros durant cette période ont bénéficié de conditions parmi les plus avantageuses de toute l’année.
Taux : 0.9312
Les droits de douane de 39 % sur la Suisse : quand Berne devient la cible
Août 2025 a réservé une mauvaise surprise à l’économie suisse : l’administration Trump a imposé des droits de douane de 39 % sur les produits suisses importés aux États-Unis, un niveau punitif qui a même dépassé les 31 % initialement envisagés. Cette mesure a durement frappé les principaux secteurs exportateurs de la Suisse, notamment l’horlogerie, l’industrie pharmaceutique et les machines de précision. À titre de comparaison, les droits de douane appliqués à l’Union européenne, au Japon et à la Corée du Sud étaient limités à 15 %.
La logique de la Maison-Blanche était la même que d’habitude : réduire le déficit commercial américain avec la Suisse, qui s’élevait à 38 milliards de dollars l’année précédente, et encourager les multinationales à relocaliser leur production sur le sol américain. Le gouvernement de Berne a réagi en exprimant son « profond regret » et a entamé des négociations afin d’obtenir une révision de cette mesure.
Pour la paire EUR/CHF, la nouvelle a produit un effet inhabituel : le franc suisse s’est paradoxalement affaibli. Les marchés n’ont pas interprété ces droits de douane comme un signe de force de l’économie suisse, mais comme une menace concrète pour sa compétitivité et ses perspectives de croissance. Le taux de change est remonté vers 0,9300, permettant à l’euro de récupérer une partie du terrain perdu durant l’été.
Dans ce contexte, les spéculations sur un éventuel retour de la BNS aux taux d’intérêt négatifs dès le mois de septembre se sont intensifiées, ajoutant une nouvelle dose d’incertitude aux perspectives du franc suisse.
Taux : 0.9389
La BNS ramène ses taux à zéro, mais le franc suisse résiste
La Banque nationale suisse (BNS) a écrit une nouvelle page de son histoire monétaire le 19 juin 2025, en abaissant son taux directeur de 25 points de base à 0,00 %. Il s’agissait de la sixième baisse consécutive depuis mars 2024, mais aussi de la plus délicate, puisqu’elle ramenait le coût de l’argent en Suisse aux portes des taux négatifs.
Cette décision a été motivée par une combinaison de facteurs difficiles à ignorer : l’inflation suisse avait reculé à -0,1 % en mai, marquant le premier épisode de déflation depuis la période post-pandémique, tandis que les tensions commerciales internationales pesaient sur les perspectives de croissance.
Lors de la conférence de presse qui a suivi la décision, le président de la BNS, Martin Schlegel, a choisi ses mots avec soin. Il a indiqué que la banque centrale se trouvait « au seuil des taux négatifs », un outil déjà utilisé par le passé pour freiner l’appréciation du franc, mais dont les effets secondaires sur le système bancaire sont importants. Les marchés ont davantage interprété ce message comme une menace implicite que comme une véritable promesse d’assouplissement supplémentaire.
L’impact sur la paire EUR/CHF a été paradoxal. Bien qu’une baisse des taux soit théoriquement censée affaiblir le franc suisse, la paire a reculé après l’annonce, passant sous le seuil de 0,9400. La raison est simple : les marchés avaient déjà intégré cette baisse dans les semaines précédentes, et le ton prudent adopté par Schlegel, sans engagement explicite en faveur de nouvelles mesures d’assouplissement, a convaincu de nombreux investisseurs de revenir vers le franc suisse en tant que valeur refuge dans un contexte mondial toujours marqué par l’incertitude.
Taux : 0.9389
La diplomatie apaise les tensions : l’euro se redresse partiellement
Taux : 0.9365
Après l’effondrement d’avril, les marchés ont recherché — et trouvé — quelques signes d’apaisement. Sur le front ukrainien, la Russie a instauré un cessez-le-feu de trois jours au début du mois de mai 2025, suivi de négociations directes à Istanbul. La délégation russe s’est présentée sans Poutine, tandis que la délégation ukrainienne était absente de Zelensky : sur le plan diplomatique, le résultat est resté limité. Toutefois, un accord sur l’échange de milliers de prisonniers ainsi que l’ouverture de nouveaux pourparlers — avec la présentation de mémorandums réciproques le 2 juin — ont contribué à faire baisser la tension géopolitique en Europe.
Parallèlement, Washington et Pékin ont conclu une trêve commerciale temporaire, suspendant les mesures de rétorsion les plus agressives dans la guerre tarifaire opposant les deux superpuissances. La combinaison de ces deux facteurs a réduit la demande pour les actifs refuges, allégeant ainsi la pression haussière sur le franc suisse.
Le taux de change EUR/CHF a progressivement regagné du terrain, remontant vers 0,9400. Il ne s’est pas agi d’un rebond spectaculaire, mais plutôt d’un retour à la normale : le marché a cessé d’anticiper le pire scénario sans pour autant revenir aux niveaux observés en début d’année. L’euro demeurait fragile et la prudence des investisseurs institutionnels restait élevée. Pour ceux qui devaient convertir des euros en francs suisses, la fenêtre particulièrement favorable observée lors des creux d’avril s’était en partie refermée.
Taux : 0.9543
« Liberation Day » : les droits de douane de Trump font chuter l’euro
Taux : 0.9299
Le 2 avril 2025 est entré dans l’histoire des marchés des changes comme l’un des chocs les plus brutaux de ces dernières années. Dans une mise en scène fidèle à son style, Donald Trump a annoncé l’instauration de droits de douane « réciproques » à l’encontre de tous les partenaires commerciaux des États-Unis, baptisant cette mesure « Liberation Day ». Le message était clair : l’Amérique allait mettre fin à ce que son administration considérait comme des décennies de déséquilibres commerciaux imposés par le reste du monde.
Pour la paire EUR/CHF, les conséquences ont été immédiates et violentes. En moins d’une semaine, le taux de change a quitté la zone des 0,9543 pour chuter jusqu’à 0,9299 le 10 avril 2025, son plus bas niveau de l’année à ce moment-là.
La logique des marchés, en période de panique géopolitique, reste toujours la même : on vend les actifs exposés au risque et on achète ceux qui offrent une protection. Le franc suisse, grâce à sa neutralité politique, à la solidité institutionnelle de la BNS et à sa résistance traditionnelle aux crises extérieures, a attiré des capitaux du monde entier. L’euro, en revanche, a payé le prix de l’exposition de la zone euro aux droits de douane américains ainsi que du risque d’un ralentissement économique structurel dans les principaux États membres.
Pour les travailleurs frontaliers et pour tous ceux qui effectuent des transferts entre euros et francs suisses, ces deux semaines d’avril ont représenté une période historiquement favorable pour la conversion de CHF en EUR : chaque franc permettait d’obtenir sensiblement plus d’euros que d’ordinaire.
Taux : 0.9371
L'UE annonce le plan « ReArm Europe »
Taux : 0.9641
En mars 2025, l’Union européenne a annoncé un plan stratégique pour la défense commune, introduisant un budget partagé d’environ 150 milliards d’euros pour renforcer les capacités militaires européennes et promouvoir l’autonomie stratégique du continent. Cette initiative marque un saut historique vers une plus grande cohésion politique et une capacité de défense autonome au niveau communautaire, avec des implications significatives sur les plans économique et monétaire.
Du point de vue de la paire EUR/CHF, l’annonce a agi comme un facteur de renforcement de l’euro face au franc suisse. La création d’un budget commun pour la défense a renforcé la confiance des investisseurs dans la stabilité et la solidité politique de la zone euro, se reflétant dans une appréciation de la monnaie unique. Cet effet a été particulièrement perceptible à un moment où la perception d’une plus grande autonomie stratégique européenne contribuait à améliorer le sentiment envers l’euro, poussant à la hausse la valeur de l’EUR par rapport au CHF.
En résumé, le plan de défense européen de mars 2025 a représenté un signal de cohésion et de force politique, renforçant temporairement l’euro face au franc suisse et soulignant le lien entre les développements géopolitiques et les dynamiques des taux de change.
Taux : 0.9641
Maximum annuel EUR/CHF
Le 14 mars 2025, le taux de change EUR/CHF a atteint son plus haut annuel à 0,9641, marquant le niveau le plus élevé de l’année et une phase de force de l’euro face au franc suisse. Ce renforcement de l’euro a probablement été porté par des conditions économiques plus favorables dans la zone euro et des différentiels de taux d’intérêt qui ont rendu l’euro plus attrayant pour les investisseurs.
L’atteinte de ce niveau a représenté une importante résistance technique, signalant un point où la pression croissante sur l’euro a trouvé un plafond naturel. À partir de là, un renversement de tendance s’est amorcé, l’euro commençant à perdre du terrain face au franc, influençant les stratégies d’investissement et les décisions économiques entre les deux pays.
Cette phase de force suivie d’un renversement est typique des dynamiques des marchés des changes, reflétant l’équilibre entre les facteurs économiques fondamentaux et le sentiment de marché, et souligne l’importance de surveiller les niveaux clés pour anticiper les possibles points de retournement dans la relation EUR/CHF.
Taux : 0.9441
La BCE réduit ses taux : l'euro sous pression
Le 30 janvier 2025, la Banque Centrale Européenne a décidé de réduire ses taux directeurs à 2,75 %, dans un contexte économique européen caractérisé par une croissance lente et une inflation maîtrisée mais encore incertaine. L’objectif déclaré de la BCE était de stimuler la consommation et l’investissement en rendant les financements plus accessibles et en soutenant la reprise intérieure, même au prix d’un affaiblissement temporaire de l’euro sur les marchés des changes.
À la suite de cette décision, l’euro a subi une pression à la baisse, tandis que le franc suisse s’est renforcé. La monnaie helvétique, perçue comme une valeur refuge, a bénéficié de la différence d’approche entre la BCE et la Banque Nationale Suisse, qui maintient des politiques plus conservatrices. Les investisseurs ont donc privilégié le CHF, accentuant son appréciation face à l’euro et influençant les flux de capitaux dans la région.
Cette dynamique a des conséquences directes pour ceux qui opèrent entre la Suisse et la zone euro, comme les travailleurs frontaliers : un franc plus fort augmente la valeur de leurs salaires en termes d’euros, mais peut rendre les biens et services plus coûteux dans leur zone de résidence. Dans le même temps, les entreprises qui exportent vers l’Europe doivent faire face à des coûts légèrement plus élevés, soulignant à quel point la politique monétaire et les activités économiques transfrontalières sont étroitement liées.
Taux : 0.9429
Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche
Le 20 janvier 2025, Donald Trump est retourné à la Maison-Blanche en tant que 47e président des États-Unis. Après avoir occupé cette fonction de 2017 à 2021 en tant que 45e président, il a remporté une nouvelle victoire lors de l’élection présidentielle de novembre 2024, battant la candidate démocrate Kamala Harris. Avec 312 grands électeurs à son actif, il a largement dépassé le seuil requis pour être élu, consolidant ainsi son retour au pouvoir.
Dès le début de son mandat, Trump a pris des mesures immédiates. Il a signé des décrets visant à réduire le coût de l’énergie et a annoncé des réformes économiques pour lutter contre l’inflation. Fidèle à son approche protectionniste, il a également promis de nouvelles taxes sur les importations en provenance du Canada et du Mexique.
Sur le plan intérieur, il a accordé la commutation des peines liées aux attaques du 6 janvier 2021 contre le Capitole, une décision qui a suscité de vives réactions. En matière de politique étrangère, il a relancé son programme « America First », marquant une nette rupture avec l’administration précédente. Parmi ses décisions les plus marquantes figurent le retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et une réévaluation des aides internationales, dans le but affiché de recentrer les ressources sur les priorités nationales.
Le retour de Trump à la présidence a eu un impact majeur sur l’équilibre géopolitique et économique, y compris en Suisse. Son administration a contribué à accroître les tensions avec la Chine et l’Europe, alimentant un climat d’incertitude à l’échelle mondiale.
Les marchés financiers ont réagi avec une forte volatilité, traduisant les inquiétudes des investisseurs face aux conséquences de ses choix économiques et commerciaux. Ce nouveau chapitre de la présidence Trump marque un tournant décisif pour les États-Unis et les relations internationales, confirmant son influence majeure sur la scène politique et économique mondiale.
Taux : 0.9765
Volatilité des marchés
Taux : 0.9439
En 2024, les marchés financiers ont connu une volatilité variable selon les classes d’actifs et les régions géographiques. Dans l’ensemble, les marchés boursiers ont affiché des performances positives, avec des gains à deux chiffres en Europe et aux États-Unis. Toutefois, certaines périodes d’incertitude ont marqué l’année, notamment durant l’été, en raison d’événements majeurs tels que l’élection présidentielle américaine et les tensions persistantes au Moyen-Orient.
Le marché obligataire, quant à lui, a traversé une phase de forte instabilité en début d’année, principalement due à la hausse des taux d’intérêt et à la résurgence de l’inflation. Ces éléments ont entraîné une augmentation des rendements et une dépréciation des obligations existantes à faible coupon. Cependant, la tendance s’est inversée au cours de l’été : le ralentissement de l’inflation et des indicateurs macroéconomiques moins favorables ont favorisé un rebond du marché obligataire.
À l’échelle mondiale, l’indice MSCI World a enregistré une baisse notable en juillet et août, terminant cette période avec une perte de 7,66 %. Certains indices ont néanmoins affiché une volatilité plus modérée par rapport aux années précédentes, à l’image du marché européen, qui s’est révélé plus stable qu’en 2023.
En résumé, 2024 a été une année contrastée pour les marchés financiers. Tandis que les actions ont enregistré de solides performances, le marché obligataire a traversé des phases d’incertitude, largement influencées par le contexte géopolitique et les dynamiques macroéconomiques.
Taux : 0.9847
Hausse de l’inflation et ajustement des taux
Taux : 0.926
En 2023, l’inflation est devenue un enjeu majeur pour les banques centrales du monde entier. Cette hausse des prix a été alimentée par plusieurs facteurs, notamment la reprise économique post-pandémie, l’augmentation des coûts des matières premières et les tensions géopolitiques, en particulier la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Face à cette situation, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux d’intérêt afin de tenter de maîtriser l’inflation. Jusqu’en septembre 2023, elle a procédé à dix hausses consécutives, portant son taux directeur à un niveau historique de 4,50 % le 20 septembre. L’objectif était de freiner la demande globale et d’endiguer la flambée des prix dans la zone euro. Toutefois, à partir d’octobre 2023, la BCE a marqué une pause, maintenant ses taux inchangés lors de sa réunion du 14 décembre. Cette décision s’appuyait sur les prévisions d’un ralentissement de l’inflation en 2024 et 2025, qui devrait progressivement se rapprocher de l’objectif des 2 % fixé par l’institution.
La hausse des taux d’intérêt a eu des répercussions significatives sur l’économie européenne, rendant le crédit plus coûteux pour les ménages et les entreprises. Elle a également contribué à une plus grande volatilité des marchés financiers, avec des conséquences possibles sur les taux de change. En résumé, 2023 a été une année marquée par des défis complexes pour les banques centrales, qui ont dû prendre des mesures drastiques pour stabiliser l’économie dans un contexte mondial incertain.
Taux : 0.926
Conflits commerciaux et tensions géopolitiques
Taux : 0.9412
En 2024, les tensions géopolitiques ont dominé le paysage international, exerçant une influence importante sur l’économie mondiale. Parmi les événements les plus marquants, le conflit entre la Russie et l’Ukraine a persisté, créant une situation de blocage qui a renforcé l’incertitude géopolitique. Cette guerre a eu des répercussions considérables sur les marchés de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale.
Au Moyen-Orient, la guerre entre le Hamas et Israël a suscité des inquiétudes concernant la stabilité de la région, avec des effets potentiels sur les marchés énergétiques. La concurrence entre les États-Unis et la Chine a également constitué une dynamique clé en 2024, influençant profondément les relations commerciales et stratégiques entre ces deux grandes puissances mondiales.
Les élections présidentielles aux États-Unis ont été perçues comme un moment décisif pour la géopolitique mondiale, avec des implications majeures pour les relations internationales et le commerce mondial. De plus, l’élargissement du groupe BRICS, avec l’adhésion de nouveaux membres, a renforcé le poids économique et politique de cette alliance, contribuant à la fragmentation de l’ordre mondial traditionnel.
Ces événements ont maintenu un niveau élevé d’incertitude géopolitique, influençant les marchés financiers et les décisions économiques à l’échelle mondiale. Selon les estimations de la Banque centrale européenne (BCE), les tensions géopolitiques ont réduit d’environ un point de pourcentage la croissance du PIB de la zone euro en 2024.
Taux : 1.032
Explosion de la guerre Russie-Ukraine
Taux : 1.0069
Le conflit entre la Russie et l’Ukraine est une crise complexe aux racines historiques profondes, qui a commencé à se manifester de manière évidente en 2014, mais qui a pris une ampleur dramatique le 24 février 2022. Tout a commencé avec l’occupation de la Crimée par la Russie en février 2014, une action qui a abouti à l’annexion de la péninsule par la Fédération de Russie.
Cet événement a marqué le début d’une période de tensions croissantes entre les deux pays, accompagnée de combats entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses dans les régions orientales du Donbass, notamment à Donetsk et Louhansk, où l’indépendance était revendiquée. Ces affrontements ont généré un conflit à faible intensité qui a duré pendant des années.
La situation s’est encore aggravée en février 2022, lorsque la Russie a reconnu formellement l’indépendance des républiques séparatistes de Donetsk et Louhansk, envoyant des troupes dans la région du Donbass. Le 24 février 2022, la Russie a lancé une invasion à grande échelle de l’Ukraine, commençant par des attaques aériennes et de missiles sur des cibles stratégiques à travers le pays, y compris la capitale Kiev.
Les conséquences de cette escalade ont été extrêmement graves. Actuellement, environ 18 % du territoire ukrainien est occupé par la Russie et des millions de citoyens ukrainiens ont été contraints de fuir leurs foyers, avec plus de 6 millions d’entre eux cherchant refuge à l’étranger.
La communauté internationale a réagi en imposant des sanctions économiques sévères contre la Russie, tandis que l’OTAN a renforcé sa présence militaire en Europe pour garantir la sécurité de ses membres. Le conflit a également eu des répercussions majeures sur les marchés mondiaux de l’énergie et des finances : les prix des matières premières ont fortement augmenté et une plus grande volatilité a été observée sur les marchés des devises.
Ce conflit a non seulement mis en lumière les fragilités géopolitiques, mais il a également soulevé des questions sur l’avenir de la sécurité en Europe et sur l’ordre mondial. La guerre entre la Russie et l’Ukraine représente une crise complexe qui continue d’évoluer, avec des conséquences profondes tant au niveau local qu’international.
Taux : 1.0854
Pandémie de COVID-19
Taux : 1.0802
La pandémie de COVID-19 a été une crise sanitaire mondiale sans précédent, causée par le virus SARS-CoV-2, identifié pour la première fois à Wuhan, en Chine, à la fin de l’année 2019. L’épidémie s’est d’abord manifestée sous la forme d’une pneumonie d’origine inconnue, signalée officiellement par les autorités chinoises le 31 décembre 2019. Toutefois, les premières traces du virus remontent à plusieurs semaines avant : le premier cas de contamination connu a été enregistré le 17 novembre 2019, bien que l’information n’ait été rendue publique que le 13 janvier 2020.
En décembre 2019, les premiers patients présentant des symptômes compatibles avec le virus ont été identifiés le 8 décembre. À la fin du mois, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été informée de cas suspects à Wuhan. À partir de ce moment, l’attention internationale s’est rapidement concentrée sur la situation en Chine. Le 10 janvier 2020, la séquence génétique du virus a été partagée avec la communauté scientifique mondiale, permettant aux experts de commencer leurs recherches sur le pathogène et de développer d’éventuels vaccins et traitements. Cependant, la propagation rapide du virus a conduit l’OMS à déclarer une urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020.
En février 2020, le virus a commencé à se propager à une vitesse impressionnante dans le monde entier. En Italie, l’un des premiers pays européens durement frappés, le premier foyer significatif a été détecté le 21 février à Codogno, en Lombardie. Le 11 mars 2020, l’OMS a officiellement déclaré la pandémie mondiale. Pour tenter de contenir la propagation du virus, de nombreux gouvernements ont mis en place des mesures drastiques telles que des confinements généralisés, la fermeture des commerces non essentiels et des restrictions de déplacement.
Les conséquences économiques et sociales de la pandémie ont été énormes et ont eu des répercussions dans le monde entier. La fermeture prolongée des activités économiques a provoqué une récession mondiale sans précédent dans l’histoire récente. Des chaînes de production entières ont été interrompues et des millions de personnes ont perdu leur emploi. Les marchés financiers ont traversé des périodes de grande volatilité, les investisseurs cherchant refuge dans des actifs considérés comme sûrs, tels que le franc suisse et l’or. La pandémie n’a pas seulement mis à rude épreuve les systèmes de santé nationaux, elle a aussi révélé les vulnérabilités des économies mondialisées et des chaînes d’approvisionnement internationales.
Malgré les progrès réalisés dans la gestion de la crise sanitaire grâce au développement rapide des vaccins et aux campagnes de vaccination à grande échelle, les effets de la pandémie ont continué à se faire sentir pendant des années. Ce n’est que le 5 mai 2023 que l’OMS a officiellement déclaré la fin de l’urgence pandémique mondiale. Toutefois, les leçons tirées de cette crise ont laissé une empreinte profonde, tant dans les politiques sanitaires que dans la prise de conscience collective de l’importance de la préparation face aux futures urgences mondiales.
Taux : 1.1702
Guerre commerciale entre les USA et la Chine
Taux : 1.1269
La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a officiellement débuté en mars 2018, lorsque le président américain de l’époque, Donald Trump, a annoncé l’imposition de droits de douane sur des produits chinois d’une valeur de 50 milliards de dollars. Cette décision était justifiée par des accusations à l’encontre de la Chine, notamment en matière de pratiques commerciales déloyales et de vol de propriété intellectuelle.
Ce fut le point de départ d’un conflit économique majeur entre les deux plus grandes puissances mondiales. Pékin n’a pas tardé à réagir en instaurant des taxes sur plusieurs produits américains, dont le soja, l’une des principales exportations des États-Unis vers la Chine.
À partir de là, les tensions se sont intensifiées avec une série de mesures de rétorsion. Washington a appliqué des droits de douane de 25 % sur 34 milliards de dollars de marchandises chinoises, avant d’élargir ces sanctions à d’autres produits. En réponse, la Chine a imposé des taxes similaires sur des biens américains représentant un total de 545 millions de dollars.
Cette escalade a eu des répercussions majeures sur l’économie mondiale : perturbation des chaînes d’approvisionnement, hausse des coûts pour les consommateurs et affaiblissement de la confiance des marchés financiers. Malgré plusieurs tentatives de négociation, le conflit s’est prolongé, touchant des secteurs stratégiques comme la technologie, avec des restrictions imposées par Washington à des géants chinois tels que Huawei.
Au-delà des tensions économiques, cette guerre commerciale a mis en lumière les profondes divergences économiques et politiques entre les deux nations. Elle a redéfini les dynamiques du commerce international et soulevé des questions cruciales sur l’avenir des relations économiques mondiales.
Taux : 1.0739
Boom des cryptomonnaies
Taux : 1.1702
L’année 2017 a marqué une période d’effervescence sur le marché des cryptomonnaies, attirant l’attention du monde entier. Au cours de cette année, le Bitcoin a atteint un record historique de près de 20 000 dollars, tandis que la capitalisation totale du marché des cryptos a dépassé le milliard de dollars. Cette envolée spectaculaire des prix a été alimentée par un fort engouement spéculatif, notamment au Japon et en Corée du Sud, où de nombreux petits investisseurs ont été séduits par l’espoir de rendements élevés et par la montée en puissance des cryptomonnaies en tant qu’actifs alternatifs.
Cependant, cet élan n’a pas duré. En 2018, le marché a connu un effondrement brutal, avec une chute drastique du prix du Bitcoin. Ce retournement a mis en lumière la grande volatilité et la fragilité du marché des cryptos, sujet à des fluctuations rapides et imprévisibles.
Malgré ce revers, les cryptomonnaies ont continué à connaître des cycles de forte volatilité dans les années suivantes. Entre 2020 et 2021, un nouveau boom a vu le jour, propulsant le Bitcoin au-delà des 60 000 dollars, ravivant ainsi l’intérêt des investisseurs et des médias.
Le boom de 2017 reste un chapitre clé dans l’histoire des monnaies numériques. Il symbolise à la fois la rapidité avec laquelle ce marché peut s’emballer, l’inévitable correction qui peut suivre, mais aussi la résilience de cet écosystème, capable de rebondir et d’atteindre de nouveaux sommets.
Taux : 1.0876
Référendum sur le Brexit
Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni et Gibraltar ont organisé le référendum sur le Brexit, un vote décisif qui a mobilisé une large part de l’électorat. Avec une participation de 72,2%, ce sont environ 46,5 millions de citoyens qui se sont exprimés sur l’avenir du pays au sein de l’Union européenne. 51,9% des électeurs ont voté en faveur de la sortie, tandis que 48,1% ont choisi de rester dans l’UE.
Les résultats ont révélé une fracture géographique marquée : l’Angleterre et le Pays de Galles ont majoritairement soutenu le Brexit, tandis que l’Écosse et l’Irlande du Nord ont exprimé leur volonté de rester dans l’Union.
Ce vote historique a entraîné la démission du Premier ministre David Cameron, qui a annoncé son départ d’ici octobre 2016. Une profonde crise politique s’est alors ouverte, lançant un long processus de négociation pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Le 29 mars 2017, le gouvernement britannique a officiellement déclenché l’article 50 du traité de Lisbonne, marquant le début du divorce avec Bruxelles.
Les conséquences du référendum ne se sont pas fait attendre sur les marchés financiers : la livre sterling a chuté fortement face aux principales devises, notamment l’euro, alimentant des craintes sur la stabilité économique et politique, non seulement au Royaume-Uni, mais aussi à l’échelle mondiale.
En résumé, le référendum sur le Brexit a été un événement clé dans l’histoire récente du Royaume-Uni, bouleversant ses relations avec l’Union européenne et redéfinissant son avenir politique et économique.
Taux : 0.968
Krach boursier chinois
Taux : 0.9238
Le krach du marché boursier chinois de 2015 a été un événement financier marquant, affectant les places boursières de Shanghai et Shenzhen.
La crise a été déclenchée par un ralentissement de l’économie chinoise, combiné à une bulle spéculative sur les marchés actions. Entre juin 2014 et juin 2015, les cours des actions avaient bondi de 150%, sans que la rentabilité des entreprises cotées ne suive réellement cette tendance.
Le krach a débuté en juin 2015 pour atteindre son point le plus bas le 26 août, avec une chute de 45% de l’indice CSI 300.
Face à cette situation, les autorités chinoises ont tenté d’endiguer la crise en imposant des restrictions sur la vente d’actions pour les actionnaires principaux et en orchestrant des rachats massifs via des fonds d’État. Toutefois, ces mesures ont eu un impact limité.
La crise a également entraîné en août une dévaluation du yuan (renminbi), accentuant les tensions sur les marchés financiers mondiaux.
Malgré une forte volatilité, le système financier chinois étant relativement fermé, le choc est resté contenu, limitant ainsi son impact sur les marchés internationaux.
Taux : 0.9728
Fin du taux plancher
Le 15 janvier 2015, la Banque nationale suisse (BNS) a surpris les marchés en annonçant la suppression du taux plancher de 1,20 CHF pour 1 euro qu’elle avait instauré en septembre 2011.
Cette mesure avait été mise en place pour protéger l’économie suisse d’une trop forte appréciation du franc, mais son maintien était devenu de plus en plus coûteux. La divergence entre les politiques monétaires de la zone euro et des États-Unis affaiblissait l’euro face aux principales devises, rendant cette défense encore plus difficile.
L’abandon du taux plancher a provoqué un choc immédiat : le franc suisse s’est fortement apprécié, et le taux de change EUR/CHF a chuté de 40% en quelques minutes, atteignant temporairement 0,80 CHF pour 1 euro.
Ce séisme monétaire a entraîné des pertes considérables pour les investisseurs et entreprises qui misaient sur le maintien du taux plancher. Pour tenter d’endiguer l’appréciation du franc, la BNS a simultanément abaissé son taux d’intérêt négatif sur les dépôts des banques à -0,75%, rendant ainsi la monnaie helvétique moins attractive.
Cet événement reste l’un des plus marquants de l’histoire récente des marchés des changes, illustrant les défis liés aux politiques monétaires dans un contexte de forte volatilité.
Taux : 1.2504
Crise de la dette souveraine
Taux : 1.2156
La crise de la dette souveraine européenne de 2011 s’inscrit dans la continuité de la crise financière mondiale de 2008, mais aussi de la crise de la dette souveraine qui avait déjà secoué l’Europe en 2010. Elle a particulièrement frappé les pays de la zone euro dits « PIIGS » (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne), caractérisés par un endettement élevé et des déficits budgétaires importants.
Plusieurs facteurs ont contribué à cette crise, notamment l’accumulation de dettes publiques et la fragilité du système bancaire.
D’un côté, de nombreux États européens peinaient à financer leurs déficits, tandis que, de l’autre, les banques européennes étaient fortement exposées aux obligations souveraines des pays en difficulté. Cette situation a conduit à des pertes massives dans le secteur bancaire, amplifiant encore la crise.
En 2011, la situation s’est aggravée lorsque les taux d’intérêt des obligations italiennes et espagnoles ont commencé à grimper, révélant l’inquiétude croissante des investisseurs quant à la capacité de ces pays à honorer leurs dettes.
Face à l’urgence, les dirigeants de la zone euro ont mis en place un plan de sauvetage en octobre 2011, comprenant une réduction de 50 % de la dette grecque et un renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), porté à 1 000 milliards d’euros.
Les pays touchés ont dû adopter des mesures d’austérité drastiques pour réduire leurs déficits, ce qui a entraîné une récession économique et une hausse du chômage. Cette crise a aussi soulevé des doutes sur la stabilité de la zone euro, alimentant une forte volatilité des marchés financiers.
En pleine tourmente, le franc suisse s’est fortement apprécié, renforçant son rôle de valeur refuge. En août 2011, le taux EUR/CHF s’est dangereusement rapproché de la parité, poussant la Banque nationale suisse (BNS) à intervenir.
Le 6 septembre 2011, elle instaure un taux plancher de 1,20 CHF pour 1 euro afin de limiter l’appréciation du franc et protéger l’économie suisse.
Ce taux plancher sera maintenu jusqu’au 15 janvier 2015, date à laquelle la BNS décidera de l’abandonner, notamment en raison de l’introduction du programme de quantitative easing par la BCE.
Taux : 1.4132
Flash Crash du 6 mai 201
Le 6 mai 2010, les marchés boursiers américains ont connu un événement aussi spectaculaire qu’inattendu : le Flash Crash. Ce jour-là, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a chuté de plus de 1 000 points en l’espace de dix minutes, avant de récupérer une grande partie de ses pertes avant la clôture.
Plusieurs facteurs ont contribué à cet effondrement brutal. L’un des éléments déclencheurs fut un ordre de vente massif sur les contrats à terme E-mini S&P 500, passé par Waddell & Reed Financial, un fonds d’investissement. Cet ordre a généré une réaction en chaîne, amplifiée par l’utilisation d’algorithmes de trading à haute fréquence, qui ont accentué la baisse des prix.
Un autre acteur clé de cette crise fut Navinder Singh Sarao, un trader indépendant qui utilisait des algorithmes sophistiqués pour inonder le marché d’ordres de vente fictifs (spoofing), renforçant ainsi la pression baissière.
Cet épisode a soulevé de vives inquiétudes sur la stabilité des marchés financiers et la sécurité des systèmes de trading automatisé. Il a conduit les régulateurs à revoir en profondeur les règles de marché afin de limiter les risques de nouvelles crises éclair et mieux encadrer le trading algorithmique.
Le Flash Crash de 2010 reste l’un des événements les plus marquants de l’histoire récente de la finance, illustrant les dangers liés aux technologies de trading ultra-rapides et aux réactions en cascade qu’elles peuvent provoquer en quelques minutes seulement.
Taux : 1.6529
Crise financière mondiale de 2008
Taux : 1.485
La crise financière de 2008 est l’un des événements économiques les plus marquants de l’histoire récente. Partie des États-Unis, elle s’est rapidement propagée à l’échelle mondiale, provoquant une récession d’ampleur et une instabilité financière généralisée.
Plusieurs facteurs ont conduit à cet effondrement :
🔸 La bulle immobilière : Aux États-Unis, les prix de l’immobilier avaient atteint des niveaux artificiellement élevés. Lorsque cette bulle éclata, des millions d’emprunteurs incapables de rembourser leurs prêts subprime firent défaut, entraînant des pertes colossales pour les banques.
🔸 La titrisation des crédits hypothécaires : Les institutions financières avaient transformé ces prêts risqués en produits dérivés complexes (CDO, CMO), vendus aux investisseurs du monde entier. Ce mécanisme a disséminé le risque dans tout le système financier, amplifiant l’impact de la crise.
🔸 Les faillites bancaires : Le 15 septembre 2008, la faillite de Lehman Brothers, l’une des plus grandes banques d’investissement américaines, a déclenché une crise de confiance mondiale, précipitant l’effondrement des marchés.
La crise a plongé l’économie mondiale dans une récession profonde, marquée par une chute de la consommation, une montée du chômage et un ralentissement brutal de la croissance. Pour éviter un effondrement total du système financier, les banques centrales et les gouvernements ont dû intervenir avec des baisses des taux d’intérêt, des plans de sauvetage bancaires et des injections massives de liquidités.
Dans ce climat d’incertitude, les investisseurs ont recherché des valeurs refuges, ce qui a fortement influencé le marché des changes. Le franc suisse (CHF), considéré comme une monnaie refuge en période de crise, a vu son cours s’apprécier face à l’euro (EUR/CHF), attirant les capitaux en quête de sécurité.
La crise de 2008 a profondément remodelé l’économie mondiale, mettant en lumière les dérives du système financier, l’importance des régulations et la vulnérabilité des marchés face aux bulles spéculatives.
Taux : 1.4714
Invasion de l’Irak
Taux : 1.5579
L’invasion de l’Irak en 2003, menée par les États-Unis, a eu un impact majeur sur les marchés financiers mondiaux. Dans un premier temps, l’anticipation d’une « guerre éclair » a suscité un bref optimisme, entraînant une hausse des indices boursiers. Cependant, lorsque l’ampleur et la complexité du conflit sont devenues évidentes, les marchés ont réagi négativement.
Les principales places boursières ont enregistré de fortes baisses, avec des pertes significatives en Europe et aux États-Unis. Parallèlement, le prix du pétrole a grimpé en raison des inquiétudes sur la stabilité de l’approvisionnement énergétique au Moyen-Orient. Face à l’incertitude, les investisseurs se sont tournés vers des actifs jugés plus sûrs, comme l’or et les obligations, dont la demande a fortement augmenté.
La volatilité des marchés s’est accentuée avec l’affaiblissement du dollar, qui a perdu du terrain face à l’euro et au franc suisse. L’incertitude géopolitique et l’augmentation des dépenses militaires américaines ont renforcé le climat de pessimisme économique, freinant la reprise mondiale et aggravant l’endettement des États-Unis.
Au-delà de son impact immédiat, la guerre en Irak a eu des répercussions durables sur l’économie mondiale, influençant les prix des matières premières et la confiance des investisseurs pour les années suivantes.
Taux : 1.4644
Scandale WorldCom
Taux : 1.4546
Le scandale WorldCom représente l’un des épisodes les plus graves de fraude comptable de l’histoire des entreprises américaines, impliquant la société WorldCom, un important fournisseur de télécommunications. L’entreprise a été accusée d’avoir manipulé ses états financiers pour dissimuler des dettes et gonfler artificiellement ses profits.
Les pratiques frauduleuses incluaient l’enregistrement de dépenses opérationnelles comme des investissements, ce qui a entraîné une augmentation fictive des bénéfices de plus de 11 milliards de dollars.
En juin 2002, la SEC (Securities and Exchange Commission) a lancé une enquête qui a révélé la fraude. L’effondrement de l’action de WorldCom a été dramatique, avec une perte de valeur dépassant les 180 milliards de dollars. L’entreprise a été contrainte de déclarer faillite et a ensuite entamé un processus de restructuration.
Les conséquences juridiques ont été extrêmement sévères : le PDG Bernard Ebbers a été condamné à 25 ans de prison pour son rôle dans la fraude.
Ce scandale a contribué à renforcer les réglementations comptables aux États-Unis, menant à l’adoption de la loi Sarbanes-Oxley, destinée à garantir davantage de transparence et de responsabilité dans la gestion des entreprises. Bien que cet événement n’ait pas eu d’impact direct sur le taux de change CHF/EUR, il a influencé la perception des marchés financiers, incitant les investisseurs à faire preuve de plus de prudence.
Taux : 1.4762
Scandale Enron
Taux : 1.4833
Le scandale Enron représente l’un des cas les plus retentissants de fraude comptable et financière de l’histoire, impliquant la Enron Corporation, un géant du secteur énergétique. L’entreprise a mis en place des pratiques financières complexes et astucieuses pour dissimuler sa dette et afficher des profits gonflés, grâce à la complicité du cabinet d’audit Arthur Andersen.
En octobre 2001, la SEC (Securities and Exchange Commission) a ouvert une enquête sur les opérations d’Enron. En novembre, la valeur de l’action de la société a chuté de manière dramatique, et le 2 décembre 2001, Enron a officiellement déposé le bilan.
Les conséquences de ce scandale ont été très lourdes pour les entreprises et les personnes impliquées : Arthur Andersen a fait faillite en raison de la perte de sa réputation et plusieurs dirigeants d’Enron ont été poursuivis pénalement. De plus, en 2002, le Sarbanes-Oxley Act a été adopté, une loi visant à renforcer la transparence et la responsabilité des pratiques commerciales.
Bien que le scandale n’ait pas eu d’impact direct significatif sur le taux de change CHF/EUR, il a néanmoins contribué à générer une plus grande prudence sur les marchés financiers mondiaux.
Taux : 1.5146
Attentat du 11 septembre 2001
Le 11 septembre 2001 est un jour marquant dans l’histoire des États-Unis, lorsqu’ils ont été frappés par l’un des plus dévastateurs attentats terroristes. Quatre avions de ligne ont été détournés par 19 membres d’Al-Qaeda et utilisés pour frapper des cibles symboliques et stratégiques aux États-Unis. Deux avions se sont écrasés contre les tours jumelles à New York, provoquant leur effondrement en quelques heures, tandis qu’un troisième a frappé le Pentagone, endommageant gravement une section du bâtiment. Le quatrième avion, vraisemblablement dirigé vers la Maison Blanche ou le Capitole, s’est écrasé en Pennsylvanie grâce à la révolte des passagers.
Les attaques ont fait 2 977 morts et plus de 6 000 blessés, marquant un tournant dans la sécurité mondiale et la politique internationale. Ces événements ont conduit les États-Unis à lancer la « guerre contre le terrorisme », avec des interventions militaires en Afghanistan et en Irak.
Sur le marché des devises, le 11 septembre n’a pas eu d’impact immédiat sur le taux de change entre le franc suisse (CHF) et l’euro (EUR). Cependant, dans les jours qui ont suivi, on a observé une hausse de la demande pour les devises considérées comme des valeurs refuges, comme le franc suisse, ce qui pourrait expliquer la forte augmentation observée entre le 12 et le 21 septembre 2001.
Taux : 1.6066
Bulle des dot-com
Taux : 1.5907
La bulle des dot-com représente un phénomène spéculatif qui s’est développé entre 1997 et 2000, touchant principalement les entreprises technologiques et Internet aux États-Unis. Cette période a culminé le 10 mars 2000, lorsque l’indice Nasdaq a atteint son plus haut historique de 5 048,62 points. Cependant, à partir du 11 mars 2000, le marché a commencé à connaître un déclin marqué.
Les résultats financiers publiés par de nombreuses entreprises dot-com ont révélé, à partir de mars 2000, une réalité inquiétante : beaucoup d’entre elles étaient incapables de générer des bénéfices et ne disposaient pas de stratégie pour y parvenir. Cette situation a déclenché une crise de confiance parmi les investisseurs, qui ont commencé à retirer leurs capitaux, entraînant une correction significative du marché boursier et l’éclatement de la bulle.
Concernant le taux de change entre le franc suisse (CHF) et l’euro (EUR), en mars 2000, il n’y a pas eu de fluctuations notables directement liées à la bulle des dot-com. Toutefois, il est important de souligner que le franc suisse est souvent perçu comme une devise refuge stable, ce qui a pu en faire un choix privilégié dans un contexte d’incertitude à l’époque.
Taux : 1.6168
Introduction de l'euro
Taux : 1.4524
L’euro a été introduit progressivement à partir du 1er janvier 1999, lorsque onze pays de l’Union Européenne ont adopté la monnaie unique comme unité de compte virtuelle pour les transactions financières et à des fins comptables. À cette phase initiale, l’euro n’était pas encore une monnaie physique. La Grèce a rejoint l’euro le 1er janvier 2001, portant à douze le nombre de pays participants, et, par la suite, le 1er janvier 2002, l’euro a été officiellement mis en circulation sous forme de billets et de pièces dans les pays membres.
Dans les années suivantes, d’autres pays tels que Chypre, la Slovénie, Malte, l’Estonie, la Slovaquie, la Lettonie, la Lituanie et enfin la Croatie en 2023 ont adopté l’euro. En 2022, dix-neuf États membres de l’UE utilisaient l’euro comme monnaie officielle.
Entre 1999 et 2002, l’introduction de l’euro a eu un impact significatif sur les marchés financiers européens. Cependant, cela n’a pas affecté directement le taux de change avec le franc suisse (CHF) en termes d’interventions ou de politiques monétaires spécifiques. Pendant cette période, le taux de change CHF/EUR est resté relativement stable et la Banque Nationale Suisse (BNS) n’a pas réalisé d’interventions directes pour réguler le taux de change avec la nouvelle monnaie unique.