Cours historique USD/CHF
Événements et analyses
Taux : 0.7707
La guerre entre les États-Unis et l’Iran : le pétrole à 120 dollars et le franc suisse à son plus haut niveau depuis 15 ans
Taux : 0.7818
Dans les premières heures du 1er mars 2026, les États-Unis et Israël ont lancé l’opération « Rugissement du Lion » contre l’Iran, visant des sites nucléaires, des installations des Gardiens de la Révolution et des objectifs militaires stratégiques. Les marchés ont immédiatement réagi par une forte vague d’aversion au risque. Le Brent est passé de 72-73 dollars le baril à la clôture du 28 février à environ 80 dollars dès le 2 mars, avant d’atteindre des pics proches de 120 dollars les 3 et 31 mars, puis de se stabiliser autour de 90 dollars à la mi-avril.
La dynamique sur le marché des changes a présenté une particularité notable. Dès les premières séances de la semaine suivant le début de l’opération, l’or, le franc suisse, le dollar américain et les obligations d’État ont simultanément attiré des capitaux en tant que valeurs refuges. Le dollar, en tant que monnaie du principal acteur militaire du conflit, a bénéficié de flux liés à la puissance géopolitique des États-Unis. Toutefois, le franc suisse, porté par la neutralité helvétique, a pris l’avantage dans cette confrontation directe : la paire USD/CHF est tombée jusqu’à 0,7763 franc suisse pour un dollar le 6 mars, un niveau correspondant à un support majeur de long terme pour la paire. À partir de ce seuil, le dollar a ensuite amorcé un rebond technique, avec une résistance de court terme située autour de 0,8080.
À la mi-avril 2026, l’optimisme lié à une éventuelle trêve permanente entre les États-Unis et l’Iran a progressivement réduit la demande pour les actifs refuges, atténuant les craintes d’un choc énergétique prolongé. La paire USD/CHF s’est stabilisée autour de 0,78, le dollar retrouvant progressivement de la vigueur à mesure que la situation militaire se clarifiait, sans toutefois parvenir à retrouver durablement les niveaux de force observés avant le conflit.
Taux : 0.7744
La Cour suprême invalide les droits de douane fondés sur l’IEEPA : incertitude réglementaire et nouvelle fuite hors du dollar
Taux : 0.7763
Le 20 février 2026, la Cour suprême des États-Unis a rendu une décision appelée à bouleverser le paysage du commerce international : les droits de douane imposés par l’administration Trump au titre de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) ont été déclarés inconstitutionnels. L’impact sur les marchés n’a pas été un soulagement, mais un profond désarroi. Au cours de cette même semaine, l’escalade du conflit au Moyen-Orient s’est intensifiée et la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a connu une nouvelle flambée, avec des droits de douane réciproques atteignant 100 %.
Pour la paire USD/CHF, cette combinaison s’est révélée particulièrement toxique. La décision de la Cour suprême a supprimé d’un seul coup la base juridique de l’ensemble du régime tarifaire mis en place en 2025, créant un vide réglementaire que les marchés ne savaient pas comment intégrer. Lorsque les règles du jeu changent sans préavis, les investisseurs vendent les devises exposées à l’incertitude et recherchent la sécurité. Le franc suisse, monnaie d’un pays neutre doté d’un système juridique d’une grande prévisibilité, a absorbé ces flux de capitaux : la paire USD/CHF est tombée jusqu’à 0,77 franc suisse pour un dollar, propulsant le billet vert à ses plus bas niveaux de la période.
Le dollar subissait déjà d’importantes pressions baissières au cours des semaines précédentes, les risques structurels continuant de dominer le positionnement des investisseurs institutionnels. La décision de la Cour suprême n’a pas créé une nouvelle tendance ; elle a simplement accéléré une dynamique déjà bien engagée.
Taux : 0.8032
L’USD/CHF atteint son plus bas niveau depuis plus d’une décennie : 0,7631 franc suisse pour un dollar
Taux : 0.7683
a semaine des 27 et 28 janvier 2026 a marqué un nouveau plus bas dans l’histoire récente de la paire USD/CHF, à 0,7683 franc suisse pour un dollar, son niveau le plus faible depuis plus d’une décennie. Cette baisse n’a pas été provoquée par un seul événement, mais par une combinaison de facteurs défavorables au dollar qui se sont concentrés sur une période très courte.
Le franc suisse a bénéficié d’une érosion de la confiance dans la politique économique américaine, alimentée par l’incertitude entourant les mesures commerciales de l’administration ainsi que par les tentatives répétées d’influencer les décisions de la Réserve fédérale. Ces interventions ont soulevé des interrogations quant à la stabilité institutionnelle du système monétaire américain. Lorsqu’un investisseur commence à douter de l’indépendance d’une banque centrale, la monnaie concernée en subit généralement les conséquences — et le dollar en a payé le prix.
Pour alourdir davantage la pression sur le billet vert, le Congrès poursuivait ses débats autour du « Big Beautiful Bill », un vaste programme budgétaire susceptible d’accroître encore un déficit fédéral déjà supérieur à 2 000 milliards de dollars par an. Les inquiétudes concernant les finances publiques américaines, amplifiées par les discussions parlementaires en cours, ont contribué à un désengagement des capitaux des actifs libellés en dollars.
Le franc suisse, soutenu par une banque centrale indépendante et des finances publiques parmi les plus solides au monde, s’est imposé comme la destination naturelle de ces flux de capitaux.
Taux : 0.8051
Deuxième baisse des taux de la Fed en décembre : le dollar repasse sous pression
Taux : 0.7928
Le rebond du dollar observé à l’automne s’est révélé de courte durée. L’indice de confiance des consommateurs américains est tombé à son plus bas niveau depuis sept mois, tandis que les ventes au détail ont déçu les attentes, renforçant la probabilité d’une nouvelle baisse des taux par la Réserve fédérale avant la fin de l’année.
Le 10 décembre 2025, la confirmation est arrivée comme prévu : la Fed a procédé à une nouvelle réduction de 25 points de base, ramenant son taux directeur à 3,75 %.
La paire USD/CHF a alors repris sa trajectoire baissière, glissant vers 0,79 à la fin du mois de décembre. Les orientations de politique monétaire de plus en plus divergentes entre les deux institutions — une Fed tournée vers de nouveaux assouplissements et une BNS déjà à zéro — ont continué à exercer une pression baissière sur la paire.
Au bilan de l’année, le constat était sans équivoque : le franc suisse s’était apprécié d’environ 14 % face au dollar au cours de l’année 2025, confirmant son statut de deuxième devise la plus performante du G10. Cette progression a été soutenue par la perte de confiance dans la gestion de la politique économique américaine ainsi que par la demande structurelle de CHF en tant que valeur refuge. Traduit en termes de USD/CHF, cela signifiait une dépréciation marquée du dollar face au franc suisse par rapport au début de l’année.
Taux : 0.7973
Les attentes de nouvelles baisses de taux s’estompent : le dollar se redresse
Taux : 0.8101
Tous les mouvements de change ne suivent pas une trajectoire linéaire. Au cours de la période automnale, les marchés ont dû composer avec des données macroéconomiques américaines plus solides que prévu, remettant en question le scénario d’une Réserve fédérale prête à réduire agressivement ses taux tout au long de l’année. Durant cette phase, le dollar a enregistré des gains généralisés au sein du G10, tandis que les anticipations de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire par la banque centrale américaine s’estompaient.
La paire USD/CHF a réagi dans le sens inverse du mois précédent : le dollar a repris du terrain, propulsant la paire jusqu’à 0,8101 le 5 novembre, son niveau le plus élevé des six derniers mois. Il s’agissait d’une correction technique plutôt que d’un changement de tendance structurel, reflétant le rééquilibrage des positions spéculatives après plusieurs mois de faiblesse quasi ininterrompue du dollar.
Ce mouvement a confirmé une dynamique cyclique bien connue des opérateurs de change : le franc suisse a tendance à s’affaiblir lorsque l’économie américaine montre des signes de résilience, car dans ces périodes, l’attrait des valeurs refuges perd une partie de son urgence. Avec des tensions géopolitiques temporairement en retrait et des indicateurs américains plus robustes qu’attendu, le dollar a retrouvé, pour un temps, son pouvoir d’attraction.
Taux : 0.8002
La Fed entame son cycle de baisse des taux : le dollar perd du terrain face au franc suisse
Taux : 0.7925
Septembre 2025 a marqué le début d’une nouvelle phase pour la politique monétaire américaine. Le 18 septembre, la Réserve fédérale a abaissé son taux directeur de 25 points de base, le ramenant dans une fourchette de 4,00 % à 4,25 %. Il s’agissait de la première baisse de taux de 2025, rendue nécessaire par la détérioration du marché du travail : le taux de chômage était monté à 4,2 % et une révision statistique avait supprimé plus de 900 000 emplois créés au cours des douze mois précédents.
La paire USD/CHF a réagi avec une précision remarquable à cette décision, reculant de 0,80 à 0,79 franc suisse pour un dollar au moment où les marchés anticipaient le plus fortement cette baisse de taux. Le mécanisme est simple : lorsque la Réserve fédérale réduit ses taux, le rendement attendu des actifs libellés en dollars diminue, ce qui réduit l’attrait de la devise américaine pour les capitaux internationaux.
Le franc suisse, déjà soutenu par une BNS maintenant ses taux à zéro et par une demande constante pour les valeurs refuges, a naturellement profité de l’espace laissé vacant par le dollar.
L’écart croissant entre les politiques monétaires des deux banques centrales — avec une Fed engagée dans un cycle d’assouplissement et une BNS déjà proche de la limite des taux négatifs — a continué d’alimenter la pression baissière sur le billet vert face au franc suisse, renforçant une tendance qui était à l’œuvre depuis plusieurs mois.
Taux : 0.8040
Volatilité du USD/CHF face aux incertitudes économiques et géopolitiques
Taux : 0.8006
En août 2025, le taux de change USD/CHF a subi une forte volatilité, reflétant la complexité du contexte géopolitique mondial et les incertitudes économiques tant aux États-Unis qu’en Suisse. Les tensions commerciales internationales et les données économiques contrastées ont créé un climat de prudence parmi les investisseurs, le franc suisse maintenant une certaine vigueur et exerçant une pression sur le dollar.
La Réserve fédérale a adopté une approche prudente en matière de politique monétaire, tandis que la Banque Nationale Suisse a confirmé la réduction des taux à 0 %, cherchant à soutenir l’économie nationale sans aggraver les effets secondaires des taux négatifs. Ce différentiel de politique a influencé le taux de change, rendant le dollar moins stable face au franc.
En résumé, la volatilité du USD/CHF en août a mis en évidence la manière dont les risques géopolitiques, combinés aux mutations économiques et aux politiques monétaires divergentes, ont profondément influencé les marchés des changes, le franc étant considéré comme un port sûr en période d’incertitude.
Taux : 0.7912
Plus bas USD/CHF : la force du franc suisse
Le 1er juillet 2025, le taux de change USD/CHF a atteint une valeur minimale d’environ 0,7912 franc par dollar, reflétant une perte de valeur significative du dollar face au franc suisse. Ce niveau plancher signale un été marqué par de fortes tensions géopolitiques et une demande croissante de franc en tant que devise refuge de la part des investisseurs mondiaux.
La faiblesse du dollar a été alimentée par des données économiques américaines incertaines et une politique monétaire plus prudente de la Réserve fédérale, tandis que la Banque Nationale Suisse a maintenu une position stable et prudente. Ce contexte a renforcé l’attrait du franc, considéré comme un port sûr en période d’incertitude internationale.
En résumé, le plus bas du USD/CHF du 1er juillet 2025 exprime les dynamiques de risque et de confiance des investisseurs dans une période d’instabilité mondiale, le franc suisse jouant un rôle clé en tant que devise stable et sûre.
Taux : 0.9093
Le dollar recule face au franc après la baisse de la BCE
Le 30 janvier 2025, la Banque Centrale Européenne a abaissé ses taux directeurs à 2,75 %, en réponse à un ralentissement de la croissance européenne et à une inflation maîtrisée mais encore incertaine. L’objectif de la BCE était de stimuler la consommation et l’investissement en rendant les financements plus accessibles, mais cette décision a eu des effets immédiats sur le marché des changes mondial.
En particulier, le dollar américain s’est affaibli face au franc suisse. La monnaie helvétique, perçue comme une valeur refuge, a bénéficié de la politique monétaire plus prudente de la Banque Nationale Suisse, qui a maintenu ses taux stables tandis que l’Europe abaissait les siens. En conséquence, le taux de change USD/CHF a affiché une tendance baissière, signalant le renforcement du CHF face au dollar et l’attrait accru du franc pour les investisseurs internationaux.
Ce scénario affecte les entreprises et les opérateurs financiers : les importations et les investissements libellés en dollars deviennent plus coûteux pour ceux qui utilisent des francs, tandis que les exportations et les transactions en CHF vers des marchés en USD bénéficient du taux de change favorable à la Suisse. La situation souligne à quel point les décisions des principales banques centrales peuvent influencer les devises refuges et les flux de capitaux à l’échelle mondiale.
Taux : 0.9062
Trump de nouveau président USA
Le 20 janvier 2025, Donald Trump est retourné à la Maison-Blanche en tant que 47e président des États-Unis, après avoir remporté l’élection présidentielle de novembre 2024 contre Kamala Harris. Voici une synthèse de ses premières actions stratégiques.
Actions immédiates :
- Réduction des coûts énergétiques et lutte contre l’inflation : Trump a lancé des initiatives pour faire face à ces deux défis économiques majeurs.
- Politique commerciale protectionniste : relance avec de nouveaux tarifs douaniers sur le Canada et le Mexique.
- Commutation de peines liées aux attaques contre le Congrès : décision controversée sur le plan intérieur.
Politique internationale :
- « America First » relancée : changement de cap par rapport à l’administration précédente.
- Sortie de l’OMS : retrait de l’Organisation mondiale de la santé.
- Révision des aides étrangères : concentration des ressources sur les priorités nationales.
Impact :
- Géopolitique : hausse des tensions avec la Chine et l’Europe.
- Économie : climat mondial d’incertitude et d’instabilité politique.
- Marchés financiers : volatilité, reflétant les préoccupations des investisseurs.
Le second mandat de Trump représente un défi complexe pour les États-Unis et la communauté internationale, avec des répercussions profondes sur les marchés financiers et les relations diplomatiques mondiales.
Taux : 0.904
Volatilité des marchés
Taux : 0.8457
L’année 2024 a été une période de profondes transformations pour les marchés financiers à travers le monde. Malgré l’incertitude qui a marqué l’été, en raison de facteurs géopolitiques tels que les élections présidentielles américaines et les tensions au Moyen-Orient, les actions ont fait preuve d’une résilience notable, se soldant par d’importants gains aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.
Sur le marché obligataire, la hausse des taux d’intérêt et le retour de l’inflation ont d’abord provoqué une turbulence sans précédent. Toutefois, la tendance s’est inversée lorsque l’inflation a commencé à se modérer et que les indicateurs macroéconomiques ont dépeint un scénario moins favorable à l’expansion économique mondiale. Par conséquent, on a observé un afflux de liquidités vers le marché obligataire, entraînant une hausse notable dans ce secteur.
Au niveau mondial, les indices financiers ont affiché des performances hétérogènes. L’indice MSCI World a subi un fort recul durant les mois d’été, mais certains marchés régionaux se sont révélés plus stables qu’au cours des années précédentes. Le marché européen, en particulier, a connu une baisse de la volatilité par rapport à 2023.
On peut donc dire que 2024 a été une année contrastée pour les marchés financiers. Les investisseurs en actions ont bénéficié dans l’ensemble de performances favorables, tandis que les détenteurs d’obligations ont continué à évoluer dans un climat incertain, influencé par des facteurs géopolitiques et économiques.
Taux : 0.8415
Conflits commerciaux et tensions géopolitiques
Taux : 0.9073
En 2024, l’économie mondiale a été fortement marquée par un contexte géopolitique complexe et interconnecté. Des événements majeurs, comme la prolongation du conflit entre la Russie et l’Ukraine, les tensions au Moyen-Orient entre le Hamas et Israël, et la compétition accrue entre les États-Unis et la Chine, ont contribué à un climat d’incertitude.
Facteurs clés et impacts :
- Conflit Russie-Ukraine : la situation de blocage dans ce conflit a eu d’importantes répercussions sur les marchés de l’énergie et sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.
- Tensions au Moyen-Orient : le conflit entre le Hamas et Israël a suscité des inquiétudes quant à la stabilité régionale.
- Compétition États-Unis-Chine : la rivalité stratégique croissante entre ces deux puissances a profondément influencé les relations
- commerciales mondiales.
Élections présidentielles américaines : perçues comme un moment décisif pour la géopolitique mondiale. - Élargissement du groupe BRICS : l’adhésion de nouveaux membres a renforcé le poids économique et politique de cette alliance, contribuant à la fragmentation de l’ordre mondial traditionnel.
L’incertitude géopolitique résultant de ces événements a eu un impact direct sur les marchés financiers mondiaux et, selon la Banque centrale européenne (BCE), a freiné la croissance de la zone euro en 2024. Dans ce contexte complexe, la politique reste donc l’un des principaux facteurs d’incertitude économique.
Taux : 0.9244
Hausse de l’inflation et révision des taux
Taux : 0.8412
En 2023, l’inflation s’est imposée comme un enjeu crucial pour les banques centrales du monde entier, portée par la reprise post-pandémie, la hausse du coût des matières premières et les tensions géopolitiques, notamment la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Pour contrer cette tendance, la Banque centrale européenne (BCE) a mis en place une politique monétaire restrictive, augmentant ses taux d’intérêt à dix reprises consécutives, jusqu’à atteindre un pic de 4,50 % en septembre 2023. L’objectif de cette stratégie était de contenir la hausse des prix dans la zone euro en réduisant la demande globale.
Cependant, à partir d’octobre 2023, la BCE a interrompu cette série de hausses, maintenant ses taux stables lors de la réunion de décembre, en se fondant sur la prévision d’un ralentissement de l’inflation en 2024 et 2025 pour se rapprocher de l’objectif de 2 %.
La hausse des taux d’intérêt a eu plusieurs conséquences pour l’économie européenne, notamment une augmentation du coût du crédit pour les ménages et les entreprises, une plus grande volatilité sur les marchés financiers et de possibles effets sur les taux de change.
En conclusion, l’année 2023 a été difficile pour les banques centrales, contraintes de gérer la problématique de l’inflation en recourant à des mesures énergiques pour stabiliser l’économie dans un contexte mondial incertain.
Taux : 0.9258
Explosion de la guerre russie-ukraine
Taux : 0.9253
La crise entre la Russie et l’Ukraine, un problème ancien dont les racines remontent à 2014, a atteint un point de bascule critique avec l’invasion de grande ampleur du 24 février 2022. L’annexion de la Crimée par la Russie en février 2014 avait déjà déclenché une escalade des tensions, débouchant sur un conflit de faible intensité dans le Donbass, où les régions de Donetsk et Louhansk réclamaient l’indépendance.
La situation s’est aggravée en février 2022, lorsque la Russie a reconnu les républiques séparatistes du Donbass et a déployé des troupes, pour aboutir à l’invasion de l’Ukraine. Des frappes aériennes et des tirs de missiles ont visé des objectifs stratégiques dans tout le pays, y compris la capitale Kiev.
Les conséquences économiques et humanitaires ont été dévastatrices : environ 18 % du territoire ukrainien se trouve désormais sous occupation russe et des millions d’Ukrainiens ont cherché refuge à l’étranger. La communauté internationale a réagi en imposant de sévères sanctions économiques à l’encontre de la Russie.
Le conflit a ébranlé les marchés mondiaux de l’énergie, entraînant une hausse des prix des matières premières et accentuant la volatilité des marchés des changes. La crise russo-ukrainienne constitue un défi complexe, aux implications profondes à la fois sur le plan local et international.
Taux : 0.9675
Pandémie européenne de covid-19
Taux : 0.8851
Le monde s’est trouvé confronté à une crise sanitaire d’une ampleur inimaginable lorsque, depuis Wuhan, en Chine, un nouveau virus, le SARS-CoV-2, a commencé à se propager rapidement. L’impact de ce qui allait être défini comme la pandémie de COVID-19 a mis à l’épreuve les fondements mêmes des systèmes de santé mondiaux, révélant la vulnérabilité d’une économie toujours plus interconnectée.
L’urgence, officiellement déclarée pandémie par l’OMS le 11 mars 2020, a engendré une série de conséquences économiques en cascade. Fermetures d’entreprises, ruptures des chaînes d’approvisionnement et une crise de l’emploi sans précédent ont plongé les économies dans une spirale récessive. Même les marchés financiers, traditionnellement bastions de stabilité, ont vacillé face à l’incertitude, les investisseurs se ruant vers des valeurs refuges comme l’or.
Bien que le premier cas documenté remonte à novembre 2019, la communauté internationale n’a pris la pleine mesure de la menace qu’en janvier suivant.
Le partage de la séquence génétique du virus, le 10 janvier 2020, a marqué un tournant décisif, accélérant la recherche scientifique et ouvrant la voie à des solutions innovantes. Néanmoins, la rapidité de propagation du virus a contraint l’OMS à déclarer l’état d’urgence de santé publique de portée internationale dès fin janvier.
Ce n’est qu’en mai 2023, après un travail d’équipe intense à l’échelle mondiale, que l’OMS a pu annoncer la fin de l’urgence pandémique. Il reste toutefois les cicatrices d’un événement qui a marqué l’Histoire en profondeur, rappelant l’importance de la préparation et de la coopération internationale pour faire face aux défis planétaires à venir.
Taux : 0.9743
Guerre commerciale entre usa et chine
Taux : 0.9814
En mars 2018, l’administration Trump a lancé un bras de fer commercial avec la Chine, imposant des droits de douane sur 50 milliards de dollars de produits chinois. Cette démarche, officiellement justifiée par des accusations de pratiques commerciales inéquitables et de vol de propriété intellectuelle, a déclenché une série d’événements aux conséquences économiques majeures.
On a immédiatement constaté des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, une hausse des coûts pour les consommateurs et une baisse de la confiance sur les marchés financiers. Le conflit s’est étendu au secteur technologique, avec des restrictions visant des entreprises chinoises de premier plan comme Huawei.
La Chine a réagi rapidement en instaurant à son tour des tarifs douaniers sur divers produits américains, notamment le soja, l’une des principales exportations des États-Unis. À partir de là, les tensions se sont accrues, chaque partie adoptant de nouvelles mesures en représailles.
Au-delà de mettre en évidence les divergences économiques et politiques entre les deux nations, cette escalade commerciale a contribué à reconfigurer les dynamiques du commerce international, suscitant des interrogations cruciales sur l’avenir des relations économiques mondiales. Le conflit a rompu avec la tendance à la réduction des barrières commerciales, faisant redouter une spirale protectionniste potentiellement déstabilisatrice pour l’économie mondiale.
Taux : 1.0178
Boom des cryptomonnaies
Taux : 0.9743
Le marché des cryptomonnaies a connu une fulgurante ascension en 2017, une année charnière marquée par une croissance sans précédent. Le Bitcoin a atteint des sommets jamais observés auparavant, tandis que la capitalisation globale du secteur a franchi la barre des 1 000 milliards de dollars.
Cette envolée a été alimentée par une vague spéculative qui a gagné des investisseurs du monde entier, notamment au Japon et en Corée du Sud. La perspective de gains importants et la popularité grandissante des cryptomonnaies en tant qu’actifs financiers innovants ont attiré un large éventail de petits investisseurs. Cependant, l’enthousiasme n’a pas duré.
En 2018, le marché a subi un brutal coup d’arrêt : les prix se sont effondrés, révélant la vulnérabilité du secteur face à des fluctuations soudaines. Malgré ce revers, il a montré une certaine résilience : entre 2020 et 2021, une nouvelle phase de croissance exponentielle a été observée, les prix repartant à la hausse de manière spectaculaire et retrouvant ainsi l’attention des médias et des investisseurs.
Toutefois, l’année 2017 reste un moment clé dans l’histoire des monnaies numériques, marquée par des transformations rapides et la capacité du secteur à rebondir et à atteindre de nouveaux sommets lors de périodes ultérieures.
Taux : 0.9580
Référendum uk sur le brexit
Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni a fait un choix historique, lors d’un référendum sur le Brexit qui a enregistré un taux de participation élevé de 72,2 % des électeurs inscrits. Le verdict populaire, quoique avec une faible marge, a entériné la sortie du pays de l’Union européenne.
- Géographie du vote : la carte électorale a révélé un pays divisé : l’Angleterre et le pays de Galles en faveur du « Leave », tandis que l’Écosse et l’Irlande du Nord souhaitaient rester dans l’UE.
- Conséquences politiques immédiates : le séisme politique ne s’est pas fait attendre. Le Premier ministre David Cameron, qui soutenait le maintien dans l’UE, a démissionné, ouvrant une phase d’instabilité politique. En mars 2017, le gouvernement britannique a officiellement engagé la procédure de divorce avec l’UE en activant l’article 50 du traité de Lisbonne.
- Effets sur les marchés : l’impact économique a été tout aussi rapide, la livre sterling subissant une chute historique sur les marchés des changes. Cette dévaluation de la livre a alimenté des inquiétudes quant à la stabilité économique du Royaume-Uni et aux répercussions possibles à l’échelle mondiale.
Le Brexit constitue un tournant dans les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, avec des conséquences à long terme encore en évolution. Cette décision a ouvert une nouvelle ère pour le Royaume-Uni, avec des défis et des opportunités se profilant à l’horizon.
Taux : 0.9457
Krach du marché boursier chinois
Taux : 0.9669
En 2015, les Bourses chinoises, en particulier celles de Shanghai et de Shenzhen, ont été le théâtre d’une crise d’envergure. Cet événement trouvait son origine dans un double phénomène : d’une part, les premiers signes de ralentissement de la croissance économique chinoise ; d’autre part, la formation d’une bulle spéculative sur les marchés d’actions.
Entre juin 2014 et juin 2015, on a assisté à une inflation excessive des cours, avec une hausse moyenne de 150 %, sans corrélation réelle avec l’amélioration de la rentabilité des entreprises cotées. Ce décalage entre valorisations boursières et fondamentaux économiques a mené à une phase de spéculation irrationnelle, annonciatrice d’une lourde correction.
Dès juin 2015, une spirale baissière s’est enclenchée, culminant le 26 août, lorsque l’indice CSI 300 a subi une perte d’environ 45 %. Face à cette situation, les autorités chinoises ont tenté d’endiguer la crise à travers diverses mesures, notamment l’interdiction de vendre imposée aux principaux actionnaires et l’injection de liquidités via des fonds publics. Toutefois, l’efficacité de ces interventions est restée limitée.
Cette crise boursière a également eu des répercussions sur le marché des changes, avec la dévaluation du yuan (renminbi) en août. Si cette décision visait à soutenir la compétitivité des exportations chinoises, elle a aussi accru les tensions sur les marchés financiers mondiaux. Cependant, il convient de souligner que le système financier chinois, malgré sa vulnérabilité, demeure relativement isolé des circuits internationaux, limitant la portée globale de la crise.
Taux : 0.8582
Abandon du taux plancher eur/chf
Le 15 janvier 2015, la Banque nationale suisse (BNS) a abandonné une politique mise en place depuis septembre 2011 : le « peg » ou taux de change minimum de 1,20 franc suisse pour 1 euro.
Ce seuil avait été conçu comme un bouclier pour l’économie helvétique, afin d’éviter une surévaluation excessive du franc, néfaste pour les exportations et le tourisme.
Toutefois, le maintien de ce taux fixe devenait une opération de plus en plus coûteuse. Les politiques monétaires divergentes de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Réserve fédérale américaine entraînaient une dépréciation de l’euro face au dollar, obligeant la BNS à intervenir massivement pour soutenir le peg, en vendant des francs et en achetant des euros.
La décision d’abandonner le taux plancher a été prise par surprise et a déclenché un véritable séisme sur le marché des changes. En un temps record, le cours EUR/CHF a chuté d’environ 40 %, tombant à des niveaux proches de 0,80 franc pour 1 euro. Le choc a été brutal pour les opérateurs qui pariaient sur la stabilité du taux, et beaucoup d’investisseurs, convaincus que la BNS continuerait de défendre la barre de 1,20, se sont retrouvés avec des pertes considérables.
Parallèlement à la suppression du peg, la BNS a annoncé une nouvelle baisse des taux d’intérêt négatifs sur les dépôts des banques, les portant à -0,75 %. L’objectif était de rendre le franc moins attractif et d’atténuer la pression haussière sur la devise.
Cet épisode illustre plusieurs points :
- La difficulté inhérente au maintien de taux de change fixes dans un contexte de divergences économiques et monétaires croissantes.
- L’impact immédiat et disruptif que peuvent avoir les décisions des banques centrales sur les marchés financiers mondiaux.
- L’importance d’évaluer soigneusement les risques et opportunités lors des investissements sur le marché des changes, car même les stratégies les plus sûres peuvent s’avérer vulnérables face à des événements inattendus.
Taux : 0.9335
Crise de la dette souveraine
Taux : 0.9376
En 2011, la crise de la dette souveraine a jeté une ombre sur la zone euro, avec les pays PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne) croulant sous des dettes publiques insoutenables et se retrouvant au bord du gouffre. La crise a mis les banques européennes à rude épreuve, celles-ci étant fortement exposées aux obligations d’État de ces pays, et a déclenché une vague de ventes sur les marchés financiers.
La situation s’est aggravée lorsque les taux obligataires de l’Italie et de l’Espagne ont commencé à grimper en flèche. En réaction, en octobre 2011, les dirigeants européens ont mis en place un plan d’urgence pour éviter l’effondrement : réduction de 50 % de la dette grecque et renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Cependant, pour beaucoup de pays, le prix à payer pour cette stabilité a été lourd : des mesures d’austérité drastiques pour contenir les déficits.
La crise a alimenté des doutes sur la survie même de la zone euro et a ébranlé les marchés mondiaux. En raison de leur proximité géographique et économique avec l’Europe, la Suisse et son franc, perçu comme un refuge sûr, ont subi une forte appréciation. En août 2011, le cours EUR/CHF s’est approché de la parité, incitant la BNS à intervenir le 6 septembre 2011 pour établir un taux plancher à 1,20 CHF pour 1 euro, protégeant ainsi l’économie suisse de la vigueur du franc.
La BNS a maintenu cette politique jusqu’au 15 janvier 2015, date à laquelle elle y a renoncé après le lancement du programme d’assouplissement quantitatif (QE) par la BCE. La crise de la dette souveraine demeure une leçon cruciale sur la fragilité des systèmes financiers et l’importance de la coopération internationale pour faire face aux turbulences économiques.
Taux : 1.1106
Flash crash du 6 mai 2010
Le 6 mai 2010, les marchés boursiers américains ont connu l’un des épisodes les plus mouvementés de leur histoire récente : le « flash crash ». En un laps de temps incroyablement court, l’indice Dow Jones Industrial Average (DJIA) a chuté de plus de 1 000 points, soit près de 9 %, avant de regagner une partie du terrain perdu.
Les autorités ont identifié un ensemble de facteurs à l’origine de cet événement. Le recours à des algorithmes de trading à haute fréquence a amplifié l’impact d’un important ordre de vente de contrats à terme E-mini S&P 500. Cet ordre, passé par la société Waddell & Reed Financial, a déclenché une réaction en chaîne accélérant la baisse des prix.
Navinder Singh Sarao, un trader britannique, a également été pointé du doigt pour avoir contribué au krach en recourant à des algorithmes visant à manipuler le marché. Depuis sa résidence dans la banlieue de Londres, il aurait utilisé la technique du « spoofing », plaçant de gros ordres de vente pour ensuite les annuler, créant une fausse impression de pression baissière.
Le flash crash a eu des conséquences immédiates, faisant temporairement disparaître 1 000 milliards de dollars de valorisation boursière. Les actions de grandes entreprises comme Procter & Gamble ont subi des pertes vertigineuses avant de se redresser. L’événement a ébranlé la confiance des investisseurs et soulevé des questions sur la stabilité des marchés. Après le crash, les autorités de réglementation ont introduit de nouvelles mesures, dont des « coupe-circuits » pour suspendre temporairement les transactions en cas de mouvements excessifs.
Taux : 1.1183
Crise financière mondiale de 2008
Taux : 1.0670
La crise financière mondiale de 2008, un événement historique de grande ampleur, a laissé une marque indélébile sur l’économie mondiale. Partie des États-Unis, la tempête s’est propagée rapidement à l’échelle internationale, révélant les failles d’un système financier étroitement interconnecté.
À l’origine de ce désastre, une combinaison de facteurs :
- Un marché immobilier américain en surchauffe, avec des prix de l’immobilier gonflés à un niveau insoutenable. Cela a entraîné la prolifération des « subprimes », des prêts à haut risque accordés à des particuliers ayant une faible capacité de remboursement. Lorsque la bulle a éclaté, les banques se sont retrouvées submergées de pertes colossales.
- La « finance créative » : les établissements bancaires ont transformé les prêts hypothécaires en instruments financiers complexes, tels que les CDO (Collateralized Debt Obligations) et les CMO (Collateralized Mortgage Obligations), puis les ont revendus à travers le monde. Le risque s’est ainsi dispersé, contaminant l’ensemble du système financier.
- Le moment critique est survenu avec la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. L’effondrement de cette banque d’investissement a déclenché une vague de panique et une crise de confiance sans précédent, paralysant le marché du crédit et ouvrant la voie à une récession mondiale.
Les conséquences ont été lourdes : récession économique, chute de la consommation, flambée du chômage. Pour éviter l’effondrement du système, gouvernements et banques centrales ont pris des mesures extraordinaires, abaissant les taux d’intérêt et injectant massivement de la liquidité dans les marchés.
Dans ces moments de turbulence, les investisseurs se réfugient généralement dans des actifs jugés sûrs. Des monnaies comme le franc suisse, considéré comme une valeur refuge, ont vu leur valeur grimper. La crise de 2008 demeure une amère leçon sur la nécessité d’une réglementation financière plus stricte et d’une plus grande transparence des marchés.
Taux : 1.3862
Invasion américaine en irak
Taux : 1.2402
L’invasion de l’Irak en 2003, une opération militaire dirigée par les États-Unis, a marqué un tournant dans l’ordre mondial, avec des répercussions profondes sur l’économie globale. Au départ, les marchés financiers avaient réagi avec un optimisme prudent, s’attendant à un conflit bref. Mais cet espoir s’est heurté à la réalité d’une guerre longue et complexe.
Les Bourses européennes et américaines ont subi d’importants revers, affectées par l’instabilité géopolitique régnant sur la scène internationale. Le prix du pétrole, baromètre de l’économie mondiale, a rapidement grimpé, stimulé par la crainte de ruptures dans l’approvisionnement énergétique en provenance du Moyen-Orient. Dans ce contexte, les investisseurs ont recherché la sécurité d’actifs refuges comme l’or et les obligations, généralement considérés comme des valeurs sûres en temps de crise.
Pour compliquer encore davantage la situation, la faiblesse du dollar face à des devises telles que l’euro et le franc suisse a accentué la volatilité des marchés. La hausse des dépenses militaires américaines, conjuguée à une incertitude géopolitique grandissante, a nourri un sentiment de pessimisme quant à l’avenir de l’économie mondiale.
Vingt ans après, la guerre en Irak reste un avertissement quant aux conséquences économiques des conflits armés. L’invasion a laissé une empreinte durable, influençant les prix des matières premières et érodant la confiance des investisseurs des années durant.
Comme l’a souligné le général chinois Qiao Liang, la guerre a fait grimper le prix du pétrole à l’échelle mondiale, faisant exploser la demande de dollars, avec un baril passant de 38 à près de 150 dollars.
Taux : 1.5697
Scandale worldcom
Taux : 1.4850
À l’été 2002, Wall Street a été secouée par un séisme financier d’une ampleur considérable : le scandale WorldCom. Cette entreprise géante des télécommunications, qui avait prospéré durant la bulle Internet, s’est effondrée sous le poids d’une fraude comptable de plus de 11 milliards de dollars. Une manipulation financière qui a trompé les investisseurs, conduit à la destruction d’un empire et provoqué une vague de méfiance sur les marchés.
La technique employée par WorldCom était à la fois simple et redoutable : requalifier des dépenses ordinaires en investissements à long terme. Ainsi, la société gonflait artificiellement ses bénéfices, dissimulant sa véritable situation financière. Lorsque la SEC (Securities and Exchange Commission) a découvert la supercherie, l’édifice s’est effondré.
L’action WorldCom, qui avait autrefois atteint 69 dollars, est tombée à quelques centimes. En l’espace de quelques semaines, l’entreprise a perdu plus de 180 milliards de dollars de capitalisation, anéantissant l’épargne de milliers d’investisseurs. Face à une telle débâcle, WorldCom a dû se déclarer en faillite, la plus importante de l’histoire américaine à cette époque.
Les conséquences du scandale ne se sont pas limitées à la sphère financière. Bernard Ebbers, le PDG de WorldCom, a été reconnu coupable de fraude et condamné à 25 ans de prison. Pour prévenir de futurs scandales, le Congrès américain a adopté la loi Sarbanes-Oxley, une réforme des normes comptables et de gouvernance visant à renforcer les contrôles internes, accroître la transparence et responsabiliser les dirigeants.
Le cas WorldCom est devenu le symbole des dérives de la finance et de la nécessité d’une surveillance constante pour protéger les investisseurs et la stabilité des marchés. Une leçon qui, des années plus tard, demeure toujours d’actualité.
Taux : 1.6080
Scandale enron
Taux : 1.6442
Dans l’histoire noire de la finance mondiale, l’affaire Enron occupe une place prépondérante. La fraude, révélée en 2001, a ébranlé les fondements du capitalisme américain et engendré une vague de méfiance inédite sur les marchés. Au cœur du scandale : Enron Corporation, un géant du secteur énergétique, accusé d’avoir mis en place un montage comptable sophistiqué pour dissimuler ses dettes et gonfler ses bénéfices, avec la complicité de la société d’audit Arthur Andersen.
La SEC a ouvert une enquête en octobre 2001. Dès lors, l’effet domino est devenu inéluctable. Le cours d’Enron a dégringolé et, le 2 décembre 2001, l’entreprise s’est déclarée en faillite.
Les conséquences ont été considérables. Arthur Andersen, emporté par le scandale, a disparu. Les dirigeants d’Enron ont été poursuivis, accusés de fraude et d’abus de marché. Le Congrès américain a réagi en adoptant, en 2002, la loi Sarbanes-Oxley, visant à renforcer la transparence et la responsabilité des entreprises.
Bien que l’affaire n’ait pas eu d’incidence directe sur le taux de change dollar-franc suisse, elle a laissé une marque profonde dans l’esprit des investisseurs. Le cas Enron a contribué à instiller un climat de prudence et de scepticisme plus grand sur les marchés financiers internationaux, à une époque où la confiance était déjà mise à mal par d’autres scandales et crises.
Enron, qui avait évité une partie considérable de ses obligations fiscales et gonflé artificiellement ses profits pour maintenir la valeur de ses actions, demeure un rappel de la fragilité du système et de la nécessité d’une vigilance permanente.
Taux : 1.6407
Attentats du 11 septembre 2001
Le 11 septembre 2001 restera gravé comme un tournant majeur dans l’histoire des États-Unis et du monde entier. Ce jour-là, 19 terroristes affiliés à Al-Qaïda ont détourné quatre vols commerciaux pour frapper des cibles symboliques et stratégiques. Deux avions ont percuté les tours jumelles de New York, provoquant leur effondrement en quelques heures, tandis qu’un troisième a heurté le Pentagone. Le quatrième appareil, probablement destiné à la Maison-Blanche ou au Capitole, s’est écrasé dans un champ en Pennsylvanie après que les passagers eurent tenté héroïquement de reprendre le contrôle.
L’attaque a coûté la vie à 2 977 personnes et fait plus de 6 000 blessés, transformant radicalement les politiques de sécurité et redéfinissant les équilibres géopolitiques mondiaux. En réponse, les États-Unis ont lancé la « guerre contre le terrorisme », intervenant militairement en Afghanistan, puis en Irak.
Bien que le 11 septembre n’ait pas eu d’effet immédiat sur le taux de change dollar-franc suisse, les jours qui ont suivi ont été marqués par une hausse de l’incertitude sur les marchés financiers, poussant de nombreux investisseurs vers des valeurs refuges comme le franc suisse, dont la valeur a augmenté entre le 12 et le 21 septembre 2001.
Le 11 septembre demeure gravé dans la mémoire collective, non seulement en raison de la tragédie humaine, mais aussi pour ses conséquences durables sur la sécurité mondiale et l’économie. La riposte américaine a ouvert un nouveau chapitre dans les relations internationales et soulevé des interrogations quant à la manière de combattre le terrorisme dans un monde de plus en plus interconnecté.
Taux : 1.6504
Bulle des dot-com
Taux : 1.6647
Entre 1997 et 2000, les marchés financiers, surtout aux États-Unis, ont été submergés par l’euphorie autour des technologies liées à Internet, engendrant ce que l’on a appelé la bulle des dot-com. Cette vague spéculative, concentrée sur les entreprises du secteur technologique, a atteint son apogée le 10 mars 2000, lorsque l’indice Nasdaq a culminé à 5 048,62 points. Toutefois, dès le lendemain, le marché a entamé une forte baisse.
La donne a changé lorsque les entreprises du secteur ont publié leurs résultats financiers, révélant que beaucoup d’entre elles n’étaient pas en mesure de réaliser des bénéfices ni ne disposaient de plans concrets pour y parvenir. Cette prise de conscience a déclenché une vague de défiance parmi les investisseurs, qui ont liquidé massivement leurs positions, provoquant un effondrement des cours et l’explosion de la bulle. De mars 2000 à octobre 2002, on estime que 5 000 milliards de dollars ont été perdus à cause de cette crise.
Si la crise des dot-com n’a pas provoqué de variations immédiates et marquées sur le taux de change entre le dollar (USD) et le franc suisse (CHF), ce dernier, reconnu comme une devise refuge, a pu susciter un intérêt accru de la part d’investisseurs en quête de stabilité durant cette phase de turbulence économique.
Plusieurs facteurs ont alimenté cette euphorie, parmi lesquels des taux d’intérêt bas et une législation de 1997 réduisant les impôts sur les plus-values, incitant à l’investissement. La promesse d’une « Nouvelle Économie », fondée sur la connaissance et l’innovation technologique, a encore renforcé les attentes des investisseurs, amenant parfois à des valorisations coupées de la réalité.
Cependant, la bulle a éclaté lorsqu’il est apparu clairement que de nombreuses entreprises n’étaient pas viables financièrement. La liquidation massive d’actions qui s’en est suivie a provoqué la chute du Nasdaq et la disparition de nombreuses sociétés dot-com. Certaines, comme Amazon et eBay, ont survécu et prospéré, alors que d’autres ont fermé définitivement.
Taux : 1.3661
Introduction de l’euro
Taux : 1.3812
L’euro, une monnaie unique pour une Europe sans frontières, est né en plusieurs étapes, à partir du 1er janvier 1999. À cette date historique, onze pays de l’Union européenne, dont l’Italie, l’Allemagne et la France, ont franchi un pas audacieux en adoptant l’euro pour les opérations financières et la comptabilité. Cependant, les billets et pièces physiques n’étaient pas encore en circulation.
La Grèce a rejoint le groupe le 1er janvier 2001, portant à douze le nombre d’États membres de la zone euro. Mais ce n’est qu’au 1er janvier 2002 que l’euro est devenu une monnaie tangible, entrant officiellement en circulation dans les pays participants et coexistant avec les devises nationales jusqu’au 28 février. En Italie, par exemple, la lire n’a pas disparu immédiatement, la période de double circulation ayant permis une transition en douceur.
Dans les décennies suivantes, la zone euro s’est progressivement élargie avec l’adhésion de nouveaux États tels que la Slovénie, Chypre, Malte, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et, plus récemment, la Croatie en 2023. Aujourd’hui, vingt États membres de l’UE utilisent l’euro comme devise légale.
La mise en place de l’euro a débuté avec le traité de Maastricht en 1992, qui fixait des critères de convergence économiques devant être remplis pour adopter la monnaie unique. Ces critères, connus sous le nom de critères de Maastricht, portaient notamment sur les limites du déficit public, la dette publique, l’inflation et les taux d’intérêt.
Entre 1999 et 2002, l’introduction de l’euro a profondément influencé les marchés financiers européens, sans toutefois entraîner des variations marquées du taux de change avec le franc suisse (CHF) ni nécessiter d’interventions directes de la Banque nationale suisse (BNS). Durant cette période, le cours USD/CHF est resté relativement stable, sans actions correctrices majeures sur le plan de la politique monétaire.
La naissance officielle de la monnaie unique européenne est intervenue le 1er janvier 1999, via un communiqué du Conseil des ministres européens, même si la population a dû attendre 2002 pour l’utiliser sous forme de pièces et de billets.
Taux : 1.5501
Putsch soviétique et dissolution de l’urss
Taux : 1.5186
Août 1991 : la tentative de coup d’État qui a ébranlé l’Union soviétique et bouleversé l’échiquier géopolitique mondial. Un événement d’une portée historique, qui, bien qu’ayant échoué à renverser Mikhaïl Gorbatchev, a précipité la fin de l’URSS et redessiné la carte de l’Europe de l’Est.
Au cœur de cette tentative de putsch figurait l’opposition aux réformes économiques et politiques, la perestroïka (restructuration) et la glasnost (transparence), promues par Gorbatchev. Ces réformes, censées libéraliser l’économie et réduire la censure, rencontraient une vive résistance parmi les conservateurs du régime, inquiets de perdre leurs privilèges.
Le Comité pour l’état d’urgence (GKCP), composé de huit membres éminents du gouvernement soviétique, a tenté de prendre le contrôle du pays alors que Gorbatchev était en vacances dans sa datcha en Crimée. Toutefois, le coup d’État a rapidement échoué, les forces armées clés refusant d’obéir aux putschistes. Boris Eltsine, alors président de la Russie, a joué un rôle décisif en prenant la tête de la résistance devant le Parlement russe (la « Maison-Blanche »).
L’échec du putsch a eu des répercussions immédiates :
- Eltsine a consolidé son pouvoir, renforçant sa position politique comme leader de la Russie post-soviétique.
- Le Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) a été interdit, accélérant le démantèlement des institutions centrales soviétiques.
- Les républiques constituant l’URSS ont proclamé leur indépendance, amorçant le processus de dissolution de l’Union.
Le coup final est intervenu le 8 décembre 1991, lorsque la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie ont signé les accords de Belovej, officialisant la fin de l’URSS. L’acte final a été la dissolution de l’Union soviétique le 26 décembre 1991, une fois les autres républiques ralliées à l’accord.
Cette tentative de putsch d’août 1991, malgré son échec, a marqué un tournant dans l’histoire soviétique, accélérant les changements qui ont conduit à l’émergence de nouveaux États indépendants et à la fin de la Guerre froide.
Taux : 1.3811
Guerre du golfe
Taux : 1.3180
Il y a plus de trente ans, le monde assistait en direct à la première Guerre du Golfe, un conflit qui a profondément marqué l’histoire du Moyen-Orient et eu des répercussions majeures sur l’économie mondiale. L’événement déclencheur a été l’invasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein, le 2 août 1990.
Saddam Hussein, affaibli après une guerre sanglante contre l’Iran (1980-1988) qui avait vidé les caisses du pays, convoitait les importantes réserves pétrolières du Koweït et revendiquait des territoires qu’il estimait appartenir historiquement à l’Irak. Il accusait en outre le Koweït de produire trop de pétrole par rapport aux quotas fixés par l’OPEP, aggravant la situation financière irakienne.
Devant cette invasion, l’ONU a imposé un ultimatum exigeant le retrait des forces irakiennes avant le 15 janvier 1991. L’ultimatum n’ayant pas été respecté, une coalition internationale menée par les États-Unis a lancé l’opération « Desert Storm » dans la nuit du 16 au 17 janvier 1991, accompagnée d’une vaste campagne aérienne puis d’opérations terrestres à partir du 23 février. La supériorité technologique de la coalition a été décisive, conduisant à la libération rapide du Koweït.
Le conflit a fortement impacté l’économie mondiale :
- Instabilité pétrolière : la crise a provoqué une flambée des prix du pétrole, les marchés s’inquiétant pour l’approvisionnement en provenance du Golfe persique.
- Dépenses militaires élevées : les États-Unis et leurs alliés ont engagé des sommes considérables dans l’opération, pesant sur leurs finances publiques.
Le 28 février 1991, le président américain George H. W. Bush a officiellement déclaré le cessez-le-feu, marquant la fin des hostilités. La première Guerre du Golfe a été un tournant dans la politique moyen-orientale, entraînant une présence militaire américaine permanente dans la région et ouvrant la voie à de nouvelles crises.
Comme l’a souligné Nicola Pedde, de l’Institute of Global Studies, les problèmes du Golfe persique sont loin d’être résolus et entrent dans une nouvelle phase critique. Selon certaines hypothèses, la guerre a fait au moins 300 000 morts, principalement parmi la population civile irakienne, et causé d’importants dégâts écologiques, notamment avec l’incendie des puits de pétrole.
Taux : 1.6247
Chute du mur de berlin
Le 9 novembre 1989, le monde a assisté à la chute du mur de Berlin, un événement capital qui a non seulement symbolisé la fin de la Guerre froide et le début de la réunification allemande, mais qui a également eu des répercussions importantes sur les marchés des changes mondiaux.
Le détonateur a été la grave crise politique et économique que traversait la RDA (Allemagne de l’Est), où les manifestations populaires exigeant des réformes se multipliaient. La tension était déjà forte, l’Autriche et la Hongrie ayant ouvert leurs frontières, permettant aux citoyens est-allemands de s’échapper vers l’Ouest. L’annonce surprise du gouvernement est-allemand, autorisant ses ressortissants à quitter le pays sans autorisation spéciale, a déclenché un afflux massif vers les points de passage, forçant les gardes-frontières à céder et à ouvrir les barrières.
La chute du mur a accéléré le processus d’intégration européenne et ouvert la voie à la création de l’Union européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Sur le plan des marchés des changes, l’événement a eu un impact positif, entraînant une plus grande stabilité économique en Europe centrale et orientale. L’ouverture des frontières a favorisé l’essor des flux financiers entre l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est, stimulant investissements et commerce international. La réduction de l’incertitude géopolitique a créé un climat plus propice aux investissements mondiaux.
La chute du mur de Berlin reste un moment crucial de l’histoire moderne, ayant profondément influencé les marchés des changes à travers une intégration économique accrue en Europe et une réduction des tensions géopolitiques. Comme l’a déclaré Helmut Kohl, alors chancelier allemand, deux semaines après la chute du mur, ce moment avait divisé une ville, une nation et un continent.
Taux : 2.2321
Accord du plaza
En septembre 1985, les principales puissances économiques mondiales se sont réunies au Plaza Hotel de New York pour conclure un accord qui allait marquer l’histoire financière internationale : l’accord du Plaza. Les États-Unis, le Japon, la RFA, la France et le Royaume-Uni (le G5, auquel s’est joint le Canada) ont décidé d’agir de concert pour enrayer la force du dollar, alors à des niveaux jugés intenables.
Les raisons de l’accord
Dans les années 1980, le dollar s’était considérablement apprécié par rapport aux autres grandes devises, comme le yen et le mark. Cela pénalisait durement les exportations américaines, rendant les produits américains moins compétitifs. Des secteurs clés de l’économie, comme l’automobile ou la high-tech, étaient menacés par la concurrence étrangère.
La stratégie et les effets
L’accord du Plaza prévoyait une intervention coordonnée sur les marchés des changes. Les banques centrales s’engagèrent à vendre massivement des dollars pour en faire baisser la valeur. On estime qu’elles ont mis sur le marché environ 10 milliards de dollars. L’opération s’est avérée efficace : dans les deux années suivantes, le dollar a reculé face au yen, qui s’est apprécié de plus de 50 %.
Bien que l’accord ait permis de réduire partiellement le déficit commercial américain avec l’Europe de l’Ouest, il n’a pas produit les effets escomptés avec le Japon, en raison de contraintes structurelles limitant l’accès des produits américains au marché japonais. Le Japon imposait en effet des limites à l’importation.
Un nouvel élan dans la gestion des devises
L’accord du Plaza a constitué un tournant dans la gestion des taux de change. Pour la première fois, les principales puissances économiques ont collaboré activement pour influencer les marchés des devises. Cette intervention coordonnée, planifiée pour éviter toute panique, a contribué à stabiliser le système financier international.
Cependant, le renforcement du yen a eu des conséquences inattendues sur l’économie japonaise. Les politiques monétaires expansionnistes adoptées pour compenser l’impact récessif sur une économie très dépendante des exportations ont abouti à une bulle spéculative à la fin des années 1980. Les années 1990 ont ensuite été marquées par la « décennie perdue », une période de déflation et de
Taux : 1.9912
Révolution iranienne
Taux : 1.6647
La Révolution iranienne de 1979 est l’un des événements les plus marquants du XXe siècle, transformant la monarchie pluriséculaire perse en une République islamique et redistribuant les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient. Le soulèvement révolutionnaire a pris forme sur fond de crise politique et économique profonde, alors que la population se dressait contre le régime autoritaire du Shah Mohammad Reza Pahlavi. Le mouvement de protestation, officiellement lancé en janvier 1978, regroupait nationalistes, marxistes et islamistes, qui ont trouvé en l’Ayatollah Rouhollah Khomeini une figure de proue. En exil, d’abord en Irak puis à Paris, Khomeini diffusait ses appels à la révolte sur des cassettes audio qui circulaient clandestinement.
La situation est arrivée à son paroxysme avec le retour triomphal de Khomeini à Téhéran, le 31 janvier 1979, deux semaines après la fuite du Shah. Sa présence a galvanisé la population et affaibli davantage le gouvernement provisoire de Shapour Bakhtiar, incapable de contrôler la situation. Le 11 février 1979, l’armée a annoncé son retrait du conflit, scellant de fait la chute du régime monarchique et ouvrant la voie à l’avènement de Khomeini comme guide suprême. Le processus s’est conclu avec un référendum national organisé entre mars et avril 1979, où 98 % de la population s’est prononcée en faveur de la République islamique. La nouvelle constitution, théocratique, est entrée en vigueur en décembre de la même année, instaurant un système politique régi par la charia et dominé par le clergé chiite.
Cette révolution a eu des répercussions majeures non seulement en Iran, mais aussi sur l’économie mondiale. En pleine tourmente, la production pétrolière iranienne a chuté de façon drastique, alimentant une crise énergétique mondiale et faisant grimper les prix du pétrole. Sur le plan régional, l’instauration d’un régime théocratique a accru l’instabilité politique au Moyen-Orient, attisant des tensions qui allaient peser sur la géopolitique pendant des décennies.
La Révolution iranienne n’a pas été qu’un phénomène national : elle a transformé l’Iran en un acteur clé de la scène internationale, léguant un héritage dont l’influence continue de se faire sentir au XXIe siècle.
Taux : 3.0184
Guerre arabo-israélienne de 1973
Taux : 3.0534
La guerre arabo-israélienne de 1973, également appelée guerre du Kippour ou guerre d’octobre, s’est déroulée du 6 au 25 octobre 1973. Elle a constitué un tournant non seulement pour la géopolitique du Moyen-Orient, mais aussi pour l’économie mondiale et les marchés des changes. Le conflit a opposé une coalition arabe, principalement l’Égypte et la Syrie, à Israël. Il a débuté par une attaque surprise lancée durant la fête juive du Yom Kippour. L’Égypte, sous la direction d’Anouar el-Sadate, cherchait à reconquérir les territoires perdus lors de la guerre des Six Jours de 1967.
Pris de court, Israël a dû faire face à l’avancée égyptienne dans le Sinaï, via le canal de Suez, et à l’offensive syrienne sur le plateau du Golan. Cependant, la contre-offensive israélienne a fini par repousser la Syrie et pénétrer en territoire égyptien.
Au-delà des résultats militaires, la guerre a eu des répercussions économiques majeures. Les pays de l’OPEP, solidaires de l’Égypte et de la Syrie et protestant contre le soutien occidental à Israël, ont drastiquement réduit leur production de pétrole. Cette décision a provoqué une flambée des prix, qui ont triplé en 1973.
La hausse des coûts énergétiques a provoqué une inflation mondiale touchant durement les pays occidentaux industrialisés, ainsi que le secteur des transports. La crise pétrolière a mis en évidence la vulnérabilité des économies européennes face aux variations du dollar américain, puisque le pétrole était majoritairement échangé en dollars. Pour se protéger contre l’instabilité monétaire, les économies européennes ont institué le « serpent monétaire européen », visant à stabiliser leurs devises par rapport au mark allemand.
En définitive, la guerre du Kippour n’a pas seulement représenté un jalon dans les rapports de force entre Israël et les pays arabes, mais a marqué le début d’une ère de chocs énergétiques et d’incertitude géopolitique à l’échelle mondiale. Le conflit s’est terminé sans résolution militaire décisive, mais a constitué un succès politique pour les Arabes, qui ont mis en évidence les limites de la supériorité militaire israélienne.
Taux : 4.3271
Les États-Unis en guerre au vietnam
Taux : 2.56
Le conflit au Vietnam (1959-1975) n’est pas seulement l’une des guerres les plus controversées du XXe siècle : il a également eu d’importantes conséquences économiques à l’échelle mondiale. Il a débuté comme une guérilla interne entre le Nord-Vietnam, communiste et soutenu par la Chine et l’URSS, et le Sud-Vietnam, appuyé par les États-Unis, avant de se transformer en conflit de grande ampleur.
L’intervention américaine a pris de l’ampleur à partir de février 1965, avec un engagement croissant de ressources et de soldats, pour culminer en 1969 à plus de 550 000 militaires sur le terrain. Pourtant, malgré la supériorité technologique et financière des États-Unis, les forces nord-vietnamiennes et le Viet Cong ont maintenu la pression grâce à des stratégies de guérilla et au soutien de leurs alliés.
L’impact économique du conflit a dépassé les frontières de l’Asie du Sud-Est. Les dépenses militaires massives des États-Unis ont contribué à l’augmentation de l’inflation, fragilisant la stabilité financière du pays. La pression fiscale grandissante et le déficit budgétaire ont mis en évidence la fragilité du système de change fixe instauré par les accords de Bretton Woods, qui a fini par s’effondrer en 1971 avec la fin de la convertibilité du dollar en or.
Le retrait définitif des troupes américaines s’est conclu avec la chute de Saïgon, le 30 avril 1975, marquant l’une des plus grandes défaites de l’histoire militaire et politique des États-Unis. Le Vietnam, réunifié sous un gouvernement communiste, est devenu le symbole de l’échec de l’interventionnisme américain, avec des répercussions qui se feront sentir pendant des années dans la politique économique et diplomatique de Washington.
Taux : 4.2845
Crise de suez
Taux : 4.2863
La crise de Suez de 1956 a marqué un tournant décisif dans les équilibres géopolitiques et économiques mondiaux, accélérant le déclin de la puissance coloniale du Royaume-Uni et de la France et consolidant la suprématie économique et financière des États-Unis. Le conflit a éclaté le 26 juillet 1956, lorsque le président égyptien Gamal Abdel Nasser a annoncé la nationalisation de la Compagnie du canal de Suez, alors sous contrôle franco-britannique. L’objectif était de garantir à l’Égypte la maîtrise d’une infrastructure stratégique, de financer la construction du barrage d’Assouan et de renforcer le leadership de Nasser dans le monde arabe.
L’intervention militaire conjointe de la France, du Royaume-Uni et d’Israël, entamée le 29 octobre 1956 avec l’invasion israélienne du Sinaï et les bombardements franco-britanniques sur l’Égypte, s’est révélée une erreur stratégique coûteuse. L’hostilité de la communauté internationale, notamment des États-Unis et de l’URSS, a contraint les forces anglo-françaises à se retirer avant la fin décembre de la même année.
Les répercussions économiques ont été immédiates et considérables. Le Royaume-Uni a subi une dévaluation de la livre sterling, aggravée par la menace américaine de vendre ses réserves de sterling pour forcer Londres à se retirer. L’incertitude géopolitique a entraîné un afflux vers l’or, valeur refuge, faisant monter son prix. En outre, la crise a souligné l’instabilité du système monétaire international et accéléré le recul économique des puissances coloniales européennes, au profit d’un ordre mondial dominé par les États-Unis.
La crise de Suez n’a pas été qu’un épisode militaire, mais un point de bascule pour l’économie mondiale : elle a entériné le déclin économique du Royaume-Uni et de la France, redéfini le rôle prépondérant du dollar comme devise de référence et tracé les contours d’une nouvelle ère dans les relations économiques internationales, de plus en plus influencées par les dynamiques postcoloniales.